abonner

Hors-série « Vite la décroissance » (4,50€) sur commande

portrait de Roegen Nicholas Georgescu-Roegen

 

10 questions

La décroissance , Dix questions pour comprendre et en débattre, par Denis Bayon, Fabrice Flipo, François Schneider, éd. La Découverte, 2010.

 

Vidéo
• Serge Latouche à l'Université Paris-Sud le 29 avril 2010
• Serge Mongeau sur Radio Canada

• Serge Latouche sur RTL Belgique

Toute la vidéo

 

affiche développement durable
Télécharger l'affiche (1,4Mo)

«La simplicité volontaire cela veut dire essayer de pratiquer au quotidien la décroissance, c’est-à-dire refuser l’accumulation infinie, refuser le slogan zarkozyste “travailler plus pour gagner plus” qui est un triomphe de l’idéologie capitaliste, ça veut dire faire un pas de côté. »

Catherine Thumann, journaliste, à l'occasion de la sortie du livre Vivre la simplicité volontaire, Histoire et témoignages, par La Décroissance (co-édition l'échappée avec Le pas de côté) sur Radio Galère le 18 novembre 2014. Ecouter ici.

« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

15 novembre 2014, décès de Serge Moscovici (in De la nature pour penser l'écologie, éditions. Métailié, 2002).


Luc Semal, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Le Monde, 5 novembre 2014.

« Depuis les années 1970, la conviction qu’il existe des limites à la croissance est l’un des traits caractéristiques de la pensée écologiste dans le champ politique. C’est une idée profondément subversive, qui suggère de réviser de fond en comble notre imaginaire politique, aujourd’hui phagocyté par l’espoir d’une croissance salvatrice. Les autres grandes familles idéologiques ont certes reconnu la crise écologique et développé des discours sur l’environnement, mais elles peinent à reconnaître que la croissance peut ou doive un jour s’arrêter. Elles maintiennent leur conviction que le progrès technique permettra de toujours repousser la finitude des ressources et de l’espace. »


« Alors on suggérera à Xavier Beulin la lecture du magazine La Décroissance, un magazine d’affreux “khmers verts” qui interroge le philosophe Olivier Rey sur la notion de mesure, et sur ce moment où ce qui était un progrès se retourne pour virer au cauchemar. La mesure une notion chère au cœur de la pensée d’Aristote... »

Natacha Polony, Europe 1, 30 octobre 2014.

« La lutte contre le réchauffement de la planète doit passer par l'innovation plutôt que par la décroissance. »

Arnold Schwarzenegger, Le Figaro,
9 octobre 2014.

« Moi je suis pour la décroissance. »

Natacha Polony, Le Figaro.fr, 9 octobre 2014.


Julien Aubert, député UMP, Assemblée nationale, lundi 06 octobre 2014.

« Nous voulions préciser les termes de “transition énergétique” car derrière cette expression, c’est en réalité une autre économie que vous voulez : vous défendez un modèle anticapitaliste fondé sur les stratégies altermondialistes, un modèle dit de “sobriété énergétique”, en fait un modèle de décroissance. (...) C’est un terme qui renvoie aussi aux théories de la décroissance et à l’idée que, de toute façon, nous sommes dans un monde aux ressources finies. (...) J’ai beaucoup de respect pour ceux qui luttent dans le mouvement altermondialiste, pour les gens qui pensent nécessaire d’aller vers une stratégie de la décroissance : peut-être ont-ils raison. »

« On est dans un nouveau paradigme économique. On est dans un nouveau monde. C’est un monde de croissance faible ou de croissance zéro. C’est un monde auquel il va falloir s’accommoder, qui a de nouvelles règles. (...) Il est clair qu’il va falloir accompagner l’augmentation du chômage lié à la décroissance. »

Marc Fiorentino, économiste, France culture, 2 octobre 2014.

« Alors si vous voulez vous désintoxiquer à la consommation, vous lisez le magazine La Décroissance. A côté d’un article justement sur le pic de pétrole, et d’un entretien avec le philosophe Dany-Robert Dufour sur la Gauche, le libéralisme et le progressisme qui décrypte les véritables clivages aujourd’hui, on peut lire un entretien avec une sociologue argentine qui s’interroge sur le nouveau pouvoir de prescription des économistes et la façon dont ils font accepter le dogme de la consommation et de la croissance. Eh oui il nous manque toujours un objet inutile. »

Natacha Polony, Europe 1, 30 septembre 2014

 


Jean-Luc Ginder, Les Echos, 15 septembre 2014

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. (...) Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. (...) La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. »

« Quand les seuils de contre-productivité sont partout dépassés, quand les efforts pour maitriser les processus en cours ne font plus qu’aggraver leur caractère incontrôlable, quand la démesure est générale, la seule voie sensée est la décroissance. »

Olivier Rey, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, Une question de taille, éditions Stock, 2014

Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis, éditorial du 4 septembre 2014.

« Il faudrait en vérité que beaucoup de choses changent. Bien plus encore que n’ose l’espérer Manuel Valls. En renonçant par exemple à la religion de la croissance. Le récent rapport du très libéral Conseil d’analyse économique nous le dit : il n’y aura peut-être plus jamais de croissance. Du coup, c’est le discours officiel qui est ringardisé. Et c’est peut-être un autre rapport à la consommation (la “sobriété” ou la « décroissance » ?) (...) qu’il faudrait replacer au cœur du débat public. »

John Burnside, romancier et poète écossais, auteur de l'Eté des noyés (éditions Métailié, 8-2014), Marianne, 24 août 2014.

« On ne peut pas échapper au désastre écologique par le capitalisme industriel. J'en appelle à André Gorz : “La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d'autres rapports sociaux. En leur absence, l'effondrement ne pourrait être évité qu'à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d'une économie de guerre...” »

« L'utopie aujourd'hui c'est de continuer à penser qu'une croissance économique infinie soit possible dans un monde fini. Les rêveurs ou les affabulateurs sont ceux qui entretiennent cet espoir. »

Yves-Marie Abraham, professeur au département Management HEC de Montréal, 2014.

 

« On devra trouver autre part que dans l'attente d'une croissance effrénée une réplique à la montée des inégalités, à la fracture croissante entre villes et campagnes, à l'exclusion des moins qualifiés, bref au malaise social qui couve. »

Yves Morvan, professeur émérite des universités, ex président du Conseil économique et social régional de Bretagne, « Ne plus compter sur la croissance », Sud-Ouest, 19 août 2014.

Emily Loizeau, chanteuse et compositrice, France inter, 17 août 2014.

« Le gros mot d'aujourd'hui qui est une forme de “décroissance”. Je crois à ça vraiment fondamentalement. Je crois que on ne peut pas l'éviter et je crois que c'est être moderne en fait que d'essayer de réfléchir à ça et de réfléchir comme ça. Je pense que ce n'est pas du tout être passéiste mais bien au contraire se placer dans son temps. »

France inter, 14 août 2014 :

« La décroissance, un concept selon lequel l’excès de croissance est néfaste pour l’environnement, et plus globalement, l’humanité, peut-elle être une option ? »

Thomas Coutrot, économiste et statisticien, chef du département « conditions de travail et santé » à la DARES au Ministère du Travail et de l'Emploi :

« La croissance infinie dans un monde fini est une absurdité. Il faut que nous organisions nos économies autrement »

« La croissance est une infamie. Les publicitaires ont créé la confusion entre croissance et activité. Et vive le journal La Décroissance, dont le dernier numéro passe une belle avoinée au philosophe de la croissance, Luc Ferry ! »

Bernard Maris, économiste, membre du conseil général de la Banque de France, Charlie Hebdo, 2-7-2014

« Le journal La Décroissance vous a prévu pour cet été le cahier de vacances le plus fabuleux qui soit : un portrait des penseurs qui depuis le XIXe siècle ont développé une critique de la civilisation industrielle, de Tolstoï à Jean Giono... »

Natacha Polony, mardi 8 juillet 2014, Europe 1

Un numéro exceptionnel de La Décroissance en kiosque le 11 juillet 2014

Le numéro double de La Décroissance de juillet-août « Géants d'hier, néant d'aujourd'hui » est en kiosque le vendredi 11 juillet 2014. Un numéro exceptionnel avec les contributions de Serge Latouche, Stéphane Lhomme, Alain Accardo, Dominique Bourg, Jean-Claude Michéa, Jacqueline Kelen, Aurélien Bernier, Michael Löwy, Bernard Legros, Jean-Pierre Gicquel, Bertrand Méheust, François Brune, Alain Gras, Bruno Clémentin, Vincent Cheynet, Alexis Escudero, Raoul Anvélaut, Mathieu Colloghan, ‎Jacques Allaire, Édouard Schalchli, Patrick Marcolini, Daniel Cérézuelle, François Jarrige, Patrick Chastenet, Patrick Vassort, Frédéric Rognon, Renaud Garcia, Françoise Gollain, Charles Jacquier, Thierry Paquot, Laurent Fournier, Philippe Gruca, Pierre Thiesset, Pierre Druilhe, Jean-Luc Coudray, Fabrice Flipo, Oskar Slingerland, Thierry Brulavoine, Professeur Foldingue, Andy Singer, Nardo, Jean-Luc Debry, Roland Gori, Adonis alias Lionel Girard alias Nicolas Bertrand, Stéphane Torossian.

COLIBRI LE DECROISSANT EN
AVANT-PREMIERE MONDIALE !


« Retrouvez tous vos héros préférés : Stef le décroissant, Nicolas Bertrand, Pierre Skiphi, Michel-Ed Lepaclerc, Denis Chersoux, Yvan l’escargot et tous les animaux de la forêt dans le nouveau dessin animé du journal La Décroissance ! Une superproduction tout en couleurs qui réjouira petits et grands. En exclusivité mondiale le jeudi 26 juin 2014 sur internet seulement. Le blockbuster de l’été ? Colibri le décroissant assurément ! »

 

« Le soit disant “développement durable” est une illusion car il fait aussi appel de façon toujours croissante aux métaux et minéraux non renouvelables y compris aux terres rares. (...) Tant que notre système économique demandera une croissance infinie aucune réforme ne sera possible. »

 

Serge Haroche, prix Nobel de physique, France info, 13 avril 2014.

« Le graal de tous les hommes politiques c’est la croissance, la croissance, la croissance. Mais la croissance obéit à une loi terrible qui est la loi exponentielle. Une croissance de 3% par an, qui serait le rêve de nos dirigeants, si elle est soutenue pendant 25 ans, elle produit un doublement de nos dépenses économiques. Et la terre est finie, nos ressources sont finies. »

Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : « En marge de la crise : émergence d'une frugalité choisie" » avril 2014.

« Le choix d’une moindre consommation
et du “consommer mieux” se diffuse. N’est-on pas au début d’une nouvelle phase, celle de la frugalité, née à la fois de la mise en place
d’une norme sociale écologique et d’un ralentissement durable du pouvoir d’achat ? Si la crise conduit au report d’achats de biens durables, les questions relatives au bien-être, au bonheur et à la mise en place d’une slow economy émergent. Cela se traduit, pour une partie croissante de consommateurs, par le choix d’une frugalité volontaire. Après le bien-être matériel, l’argent, la réussite sociale et la sécurité physique, d’autres préoccupations prennent ainsi de l’importance : le temps libre, la réalisation de soi et plus généralement le sens de la vie. »

Nasa : « Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation »

« Pour éviter ce scénario noir [un effondrement de notre civilisation], encore faudrait-il modifier radicalement nos habitudes pour mettre fin à la fois à la surconsommation, et réorienter nos politiques afin de rendre la répartition des richesses plus équitable. En somme, un programme décroissant et anti-capitaliste que l'on ne s'attendait pas à voir issu de la Nasa. » Le Nouvel observateur, 19-3-2014.


Thomas Legrand, chroniqueur à France inter, 13 mars 2014.

« C’est l’union sacrée (...) de l’extrême gauche à l’extrême droite c’est la croissance. On ne diverge que sur les moyens de la stimuler (...) Seuls les écologistes questionnent la nature de la croissance mais ils ont abandonné le discours qui conteste sa nécessité. Ils préfèrent parler d’une autre croissance ou d’une croissance soutenable plutôt que de la remettre en cause de façon trop explicite. (...) [Les objecteurs de croissance] opposent à leur tour un principe de réalité lui aussi imparable. ( ...) En réalité, quoi que l’on pense de leurs thèses, ce sont eux les vrais révolutionnaires. Ils le sont beaucoup plus que ceux qui se présentent comme radicaux à gauche de la gauche ou à la droite de la droite. »


Michel Blay, Président du Comité pour l’histoire du CNRS, journal du CNRS, 31 janvier 2014

« La course permanente à l’innovation qui implique de relever de multiples défis technologiques, de la biologie de synthèse aux nanotechnologies (on peut rajouter autre chose…), conduit inévitablement à l’épuisement des ressources et à la pollution. Parallèlement, nous sommes confrontés à la solitude au travail dans l’oubli du sens des métiers et dans l’automatisation normalisée des gestes. Nous nous épuisons également. (...) L’innovation, devenue ces derniers temps “innovation permanente”, c’est donc toujours, dans un cas comme dans l’autre, du plus à consommer et à produire. »


« Le problème de l'idéologie de Progrès, qui est née au milieu du XIXème siècle, c'est qu'elle enfermait l'avenir, qu'elle bloquait toutes les alternatives. »

L'historien François Jarrige, chroniqueur à La Décroissance, était présent le 28 février 2014 sur la plateau de l'émission Ce soir ou jamais sur France 2. François Jarrige vient de publier Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences aux éditions La Découverte.

 

Marie Duru-Bellat, professeure de sociologie à Sciences Po-Paris, Observatoire des inégalités, 27 février 2014.

« En premier lieu, il faut prendre à bras le corps la question de la décroissance, même s’il s’agit d’une notion taboue politiquement, difficile à promouvoir. Pourtant, chacun sait aujourd’hui qu’elle est incontournable - dans un monde fini, on ne peut compter sur l’accroissement de la taille du gâteau - et qu’elle n’a de sens que couplée avec une redistribution des richesses. Le défi est alors de convaincre à la fois les Etats et les personnes, ce qui exige des institutions, des régulations et des mobilisations se situant à des niveaux différents. »

« Là encore je vous conseille de poursuivre la réflexion dans le journal La Décroissance. Un article sur un livre Les Couleurs de l’inceste écrit par le psychanaliste Jean-Pierre Lebrun explique en quoi les sociétés libérales, fondées sur la croissance, sont des sociétés qui, selon lui, opèrent symboliquement la levée de l’interdit de l’inceste par une idéologie qui est celle du refus des limites. »

Natacha Polony, Europe 1, 5 février 2014.

« La croissance ne relève ni du mythe ni de la volonté d'hommes politiques ou de chefs d'entreprise. Elle est, dans son immense majorité, le produit d'un apport énergétique. »

Vincent Cheynet, rédacteur en chef de La Décroissance, Le Berry républicain, 7 janvier 2014.

 

« L'activiste et comédien Alessandro Di Giuseppe multiplie les happening dans les rues au nom de la décroissance. Ce pape de cette église déjantée est en train de boucler sa liste de candidats pour les municipales à Lille. »

Métronews, 11 décembre 2013

« Progrès, que ton nom soit sanctifié »


Par Pierre Thiesset, éditeur et journaliste, à lire dans le numéro de décembre de La Décroissance (105) :« Le 23 novembre 2013, dans le temple du Cnit (Centre des nouvelles industries et technologies), le Parti socialiste réunit quelques dizaines de dévots pour réactiver la foi dans le Progrès face aux idéologies du déclin. Voici une petite sélection des lieux communs déversés par ces perroquets interchangeables, idolâtres de la Croissance, de l'Innovation, de la Recherche, de la Compétitivité, de la Science et de la Technique. Un seul mot d'ordre : mobilisation générale pour le PIB. Une rhétorique qui se prétend à la pointe de la modernité, mais que Bernard Charbonneau démontait déjà dans son livre Le Changement »

« Si nous voulons éviter cette sorte de carnage que nous recontrerons si nous atteignons les niveaux d’émission prévus par la science, la réduction du carbone doit être conduite soigneusement vers ce que Anderson et Bows décrivent comme une “ immédiate et radicale décroissance aux Etats-Unis, en Europe et autres nations bien-portantes.” »

NewStatesman, 29-10-2013. Kevin Anderson est le responsable du Tyndall Center, en Grande-Bretagne, un des principaux centres de recherche sur le climat.

« Le modèle actuel est insoutenable. C’est pourquoi il nous faut bien réfléchir autrement. Je plaide pour une décroissance sélective qui repose sur le fait de s’interroger sur nos véritables besoins. Promouvoir une forme de “tempérance solidaire” peut devenir un moyen pour un projet de société passionnant, pour mieux vivre ensemble. »

Cécile Renouard, économiste, auteur de Éthique et entreprise, pourquoi les chrétiens ne peuvent pas se taire, (éditions de l’Atelier, 2013) , La Croix, 21 novembre 2013.

« Il faut vite abandonner le dogme de la croissance »

Pierre Rabhi, France Info, 14 octobre 2013.

« Nous pensons que notre manière actuelle de vivre est normale, bien qu’elle soit en fait une aberration dans l’histoire humaine. »

Joseph Tainter, auteur de L’Effondrement des sociétés complexes, (éditions Le Retour aux sources, 2013), La Décroissance n°103, octobre 2013. En kiosque

 

« Dans bien des cas (notamment celui des transports) même la croissance zéro est insuffisante, il faut envisager une diminution. Si cela vous effraye, dites-vous que les courbes ascendantes de production d’autos seront remplacées par celle d’eau et d’air purs... »

Bernard Charbonneau, 1990, Le Changement, aux éditions le pas de côté, octobre 2013.

« Notre modèle de prospérité actuel, basé sur la croissance, n’est pas viable à long terme. »

Niko Paech, professeur d'économie à Oldenburg, Arte, reportage de 52 minutes « Moins c'est mieux », 1er octobre 2013 (voir ici)


 

« Plus de productivisme, ou de consumérisme, ne peut pas guérir les mots du productivisme. (...) Le progrès technique a engendré non pas une économie mais au contraire une augmentation des consommations. »

Jacques Blamont, astrophysicien et père du programme aérospatial français, à lire dans La Décroissance d'octobre 2013.

Libération, le journal qui hait La Décroissance


« C’est donc, dès maintenant, non pas seulement une “croissance zéro” comme l’avait proposé le Club de Rome, mais une décroissance de la consommation des plus riches qui est nécessaire. »
Albert Jacquard (23-12-1925-11-9-2013), Mon utopie, éds Stock 2006.

« Réduire la préoccupation écologique à un groupuscule anti-progressiste qui n'a comme remède que la décroissance est archaïque. »

Nicolas Hulot, nommé par François Hollande depuis 6 décembre 2012 « Envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète ». Télérama n° 3323 du 21septembre 2013.

« [Les principales organisations environnementales] ont fait plus de dégâts que les négationnistes climatiques de droite. Si on a perdu tellement de temps, c’est bien à cause d’elles (…) le niveau de réduction des émissions dont nous avons besoin dans les pays développés est incompatible avec la croissance économique. (...) Nous avons globalisé un modèle économique insoutenable d’hyperconsommation. Il se répand dans le monde avec succès, et il nous tue. (…) Les groupes environnementalistes n’ont pas été les spectateurs de ce phénomène, ils en ont été les partenaires. Ils voulaient en faire partie. »

Noami Klein, Earth Island Journal traduit par Reporterre.net

« Mais au fait, pourquoi croître ? Et comment le faire au sein d’un monde fini ? Le “toujours plus” est-il seulement possible ad vitam aeternam quand nous naviguons sur un esquif qui a ses limites ? À force de puiser dans les soutes de la terre, nous allons évidemment en épuiser les réserves. Un enfant le comprendrait. (...) La croissance, déesse moderne, est marchande d’illusions. (...) Si chacun n’a dans l’idée que de voir croître le niveau de sa propre abondance, d’épaissir le matelas de son confort et de sa consommation, il n’y a pas de raison que cette course sans fin et sans frein s’arrête autrement que dans une catastrophe. »

Bruno Frappat, journaliste, La Croix, 13 septembre 2013

« Aujourd'hui, l'Etoile (la croissance) s'est éteinte. L'étymologie nous aide à décrire l'état qui en résulte : c'est un "dés-astre". Les avocats de la décroissance, pour qui j'ai de l'affection, ne prennent pas assez la mesure du dilemme où nous sommes. On ne prive pas un drogué de sa drogue du jour au lendemain. On ne renonce pas à sa foi sans souffrance. »

Jean-Pierre Dupuy, philosophe, professeur à l'université de Stanford (Californie), « La "Croissance" sans fin », Le Monde, 8 septembre 2013.

« Les gens qui possèdent les journaux sont des capitalistes. (...) J’attends que l’on qualifie tous les éditorialistes, rédacteurs en chef et chroniqueurs de “journalistes engagés” parce que jour après jour, ils répandent une vision du monde dans laquelle la croissance est absolument indispensable. (...) La question écologique oblige, si on la prend au sérieux, à remettre en cause le système en place. »

Hervé Kempf, journaliste, Libération, 5 septembre 2013.

Mastre

« Je parle beaucoup à mes enfants de la sobriété et de la décroissance. C’est nécessaire en tout point. »

Françoise Martres, présidente du Syndicat de la magistrature, Libération, 4 septembre 2013.


Jeff Rubin, ex directeur des marchés mondiaux de la banque d’investissement CIBC, auteur de La Fin de la croissance (éd. Hurtubise, 2012). La Décroissance n°102, septembre 2013.

« Le coût à trois chiffres du baril de pétrole change la limite de vitesse de la croissance économique. Cela est vrai aussi bien pour les soi-disant BRICs – comme la Chine, qui était autrefois habituée à une croissance de 10 % mais qui ne connaîtra bientôt qu’une croissance à un rythme moitié moindre – que pour l’Europe ou l’Amérique du Nord. Où que vous regardiez, la croissance économique d’aujourd’hui est une fraction de ce qu’elle était avant la dernière récession et avant que le baril ne passe les 100 dollars. »

Dominique BourgDominique Bourg, philosophe, ex « pape » français du développement durable.

Dominique Bourg : « - Pourquoi ai-je cru au développement durable ? Parce que j’avais envie d’y croire (...) j’ai fini, et bien d’autres avec moi, par changer d’avis.

Revue Moins! (n°6, juillet 2013 - Suisse) : - Faut-il éviter d’employer publiquement le mot “décroissance” (...) ?

- Je n’ai pas de doute sur le fait qu’il faille l’employer... »


La Fabrique de l’homme pervers, de Dominique Barbier, psychiatre, psychanalyste et psychothérapeute spécialisé dans l’aide aux victimes, éditions Odile Jacob, 2013.

« Vivre dans le mythe de la croissance va, bien entendu, détruire la planète. Ce mythe de l’exponentielle croissance qui va tout résoudre est une résurgence de croyance du XIXe siècle dans le progrès économique qui devait fonder, en parallèle, le progrès de l’humanité. Ne faudrait-il pas plutôt travailler moins pour vivre mieux, consommer moins et réfléchir plus ? Cette décroissance aurait au moins le mérite de sauvegarder notre écosystème. »

 

« Il nous faut penser une société, une économie, en décroissance, en récession. François Hollande et Jean-Marc Ayrault sont des gens de bonne volonté. Je les connais, je les ai côtoyés pendant des années à l’Assemblée, mais ils ont des toiles d’araignée dans la tête... »

Yves Cochet, eurodéputé Europe Ecologie - les Verts, Marianne, 15-6-2013.


Florian Gulli, La Revue du projet n°23, 1-2013.

« On peut évidemment contester la pertinence du mot “décroissance” (...). Mais la querelle de mots ne doit pas faire oublier l’idée centrale : il faut sortir de l’imaginaire de la production illimitée. (...) On peut souligner aussi – second axe critique – les conséquences psychologiques et culturelles de l’augmentation illimitée de la production. Le capitalisme contemporain n’est plus un système strictement économique. Du fait de sa logique expansionniste, il s’est emparé de presque toutes les dimensions de l’existence humaine. Il est un “fait social total”, une nouvelle “culture”, une “nouvelle civilisation”. »


Chems Eddine Chitour, professeur de thermodynamique à l'Ecole Polytechnique d'Alger, L'Expression (Algérie), 18-4-2013.

« Le mode de vie actuel dans les pays développés n'est pas soutenable. On ne peut pas continuer à 8 tep/hab/an pendant que des Somaliens sont à 200 kg! Toutes les guerres du monde ne pourront pas faire augmenter les réserves de pétrole qui sont un invariant. Les accaparer en ruinant des pays, en apportant le malheur à des peuples, en rayant de la carte des civilisations, ne peut amener qu'un sursis. L'alternative est dans la sobriété, le changement de rythme, la décroissance qui suggère un changement de valeur : ne pas stigmatiser la lenteur, ne pas s'éblouir de la nouveauté, ne pas faire dans le mimétisme ravageur de l'Occident... »

« Quand je suis arrivé aux responsabilités de la France, les prévisions de la Commission européenne, de tous les instituts, pour l’année 2013, c’était 1,2 %. Moi-même, j’ai considéré que cette proposition n’était pas réaliste. »

François Hollande, président de république française, France 2, 28 mars 2013.

A droite extrait de La Décroissance de mars 2012

« La “décroissance” doit devenir la vérité de tout socialisme moderne. Ce concept invite, en effet, à remettre radicalement en question la logique d’un monde fondé, disait Marx, sur la seule nécessité de “produire pour produire” et donc de transgresser sans cesse “toutes les limites morales et naturelles”. »

Jean-Claude Michéa, L'Humanité, 15 mars 2013


Caroline Castets du Nouvel Economiste (19 mars 2013) au sujet d'Olivier Berruyer, auteur de Les faits sont tétus

 

« Mauvaise nouvelle : le Père Noël n’existe pas. Et puisqu’on en est aux vérités qui fâchent : la croissance ne repartira pas. (...) “ (...) après l’explosion de la croissance qui a caractérisé les Trente Glorieuses et l’explosion de la dette qui a caractérisé les trente années suivantes, il devient impératif d’inventer autre chose car désormais nous ne pouvons plus miser sur aucun de ces ressorts.” Reste à penser un autre modèle économique ; sans croissance ni dette. Autrement dit, à renoncer au “confort du toujours plus”. Chiche ? »



« J'essaye de dire aux politiques : on est en récession optez pour la décroissance, si vous décidez de la piloter cela se passera mieux. »

François Paul-Pont, économiste, professeur à l'Institut Supérieur de l'Enseignement Privé de Polynésie, Les Nouvelles de Tahiti, 22 mars 2013. Téléchargez gratuitement le livre Et si on devenait raisonnables de François Paul-Pont sur cette page internet : http://issuu.com/francoispaulpont/docs/fpp1


Harald Welzer, sociologue auteur de Les Guerres du climat, Libération, 21-3-2013

« Je pense qu’il existe des moyens très efficaces d’inverser les choses : extraire moins de ressources, consommer moins d’énergie, consommer moins tout court. (...) Si nous voulons éviter un stress ingérable à l’avenir, en tant que consommateurs, nous devons changer nos modes de vie, renoncer aux idéaux du rêve américain et convaincre les hommes politiques que nous aspirons à autre chose que ce que le modèle consumériste du XXe siècle a forgé dans l’inconscient collectif de la plupart des sociétés. Des modes de vie soutenables, la décroissance… sont des pistes très enthousiasmantes. A nous de les explorer. »

Jean-Claude Guillebaud,
Sud Ouest,

10-3-2013

« Dominique Bourg [...] enseigne à l'université de Lausanne. Il fut longtemps le conseiller politique de Nicolas Hulot (...). Or, dans le numéro de février du mensuel (...) “La Décroissance”, il sonne le tocsin. Il n'hésite pas à parler d'effondrement. “Aujourd'hui, souligne-t-il, nous faisons face à une dégradation continue de la biosphère, un appauvrissement continu des ressources. L'ensemble des écosystèmes s'affaiblit. […] Nous n'avons jamais connu une période aussi difficile dans l'Histoire.” Un peu plus loin, il ajoute : “Tous nos modes de vie, toute la société reposent sur des flux de matières et d'énergie sans cesse croissants. Or ces ressources sont en voie d'épuisement, et notre consommation d'énergie perturbe le système biosphère. Sans décroissance de ces flux de matières et d'énergie, on ne s'en sortira pas.” »

Libération, le journal qui hait La Décroissance

Des précédents ici : Casseurs de pub, la revue qu’a détestée Libération !

vetillard

« Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n'a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. (...) La pratique de l'écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance. »

Alban Vétillard, ingénieur centralien, metamag.fr, 12-2-1013, auteur de Croissance et Ecologie, concilier l'homme avec la société de demain, éditions Sang de la Terre, 2013.

voeux 2013

« Cela nous force à reconnaître que le produit réel du processus économique (ou même, sous cet angle, celui de tout processus vivant) n'est pas le flux matériel de déchets, mais le flux immatériel toujours mystérieux de la joie de vivre. »

Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) in La décroissance. Entropie - Écologie - Économie, éditions Le Sang de la terre, 1979. L'IEESDS vous souhaite de bonnes fêtes.

Citations de Jacques Attali. Lire :« Jacques Attali, un homme dangereux », « Rions un peu avec Jacques Attali et son “adéqroissance” »

11-12-2012 : « Tout (...) le discours sur la croissance zéro et la décroissance est un discours réactionnaire qui condamne les pauvres à la misère. » (France 3).

15-12-2009 : « L’idée, qui devient de plus en plus à la mode, selon laquelle il faudrait souhaiter et organiser une décroissance de l’économie, pour lutter contre les destructions qu’elle engendre, peut sembler a priori totalement stupide (...) et pourtant, l’idée fait sens : si on l’entend comme un désir de mettre un terme aux errements de notre modèle de production, aux folies et aux fatigues de la vitesse, du rendement, du gaspillage, de l’accumulation et du remplacement irréfléchi de gadgets par d’autres gadgets ; et surtout comme la volonté de remettre en cause la définition marchande du mieux-être. »

24-10-2007 : « Opposer écologie et croissance est une bêtise intellectuelle profonde. En réalité on ne peut pas améliorer l’environnement sans croissance. Ce n’est pas la croissance qui pollue, c’est la production »

1973 : « Il est un mythe savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit l'inégalité. Cet argument permettant de reporter à "plus tard" toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement. »

Etc.

« Il va falloir s’habituer à vivre sans croissance »

Roger Montereau, co-auteur du rapport annuel sur l’état de la France du Conseil économique, social et environnemental remis le 12 décembre 2012 (BFM business, 12-12-2012).

« Le PIB [Produit intérieur brut], qui est un indicateur de flux, est une arme de destruction de la planète. »

Chantal Jouanno, sénatrice UDI de Paris , Europe 1-LCP (Assemblée nationale), 7-12-2012.


Michael Kumhof,
co-responsable de la modélisation au sein du Fonds monétaire international (FMI), sur le site Oil Man (lemonde.fr) du journaliste Matthieu Auzanneau

« Au FMI, dans notre dernière étude, nous avons seulement simulé ce qu'il pourrait se passer lorsque le déclin s'amorcera, quelle que soit la date du pic [prévu avant 2030]. (...) Supposons qu'à partir d'un certain point dans le futur, la production mondiale de pétrole déclinera de 2 % par an chaque année durant un certain nombre d'années. (...) Selon notre modèle, le taux de croissance économique serait réduit chaque année de presque 1 % aux Etats-Unis et dans la zone Euro. 1 % par an, c'est en soi énorme. Au bout de 20 ans, cela voudrait dire que le PIB serait d'environ 20 % inférieur à la tendance antérieure. »

« Je suis également antilibérale et favorable à la décroissance. »

Natacha Polony, journaliste, Ragemag, 12 novembre 2012.

« On ne va tout de même pas tomber dans la décroissance ! »

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Le Point, 29 novembre 2012.

« A chacune de ses apparitions publiques, il [François Hollande] scande “Croissance ! Croissance ! Croissance !” au grand dam de la chancelière allemande mais aussi d’une petite revue qui monte et qui s’appelle [La] Décroissance. »

L’émission Yourope d’Arte diffuse un reportage, le 24 novembre 2012, sur le journal La Décroissance. Vous pouvez le voir ici.


« Ce qui s’impose à nous c’est une régression globale de la consommation matérielle. »

André Gorz, journaliste et co-fondateur du Nouvel Observateur, entretien rediffusé sur France Inter les 20 et 21 novembre 2012 à l'émission Là-bas si j'y suis (écouter ici).

Dominique Bourg

« Il nous faut maintenant choisir entre la décroissance ou le clash. »
Dominique Bourg, professeur de l'université de Lausanne, Les Echos, 6-11-2012.

Starck
Philippe Starck
, designer, France inter, 1-10-2012.

« On a devant nous une évidence qui va s’appeler la décroissance. Comment traiter la décroissance ? C’est là la vraie question. »

« Les années qui me restent sont essentiellement dédiées à des vraies actions qui peuvent, qui espèrent, servir à quelque chose. (...) Quelle va être notre dignité de nouveaux pauvres ? (...) Quelle va être la forme de l’obligation de la décroissance, mais une décroissance positive, puisse qu’une décroissance négative est le contraire de notre DNA (ADN) ? »

Depardon

« Pour remonter le moral des Français, il faudrait leur dire d’arrêter de regarder la voiture du voisin ou le salaire du président, qu’ils ont de la chance de vivre sur ce territoire qu’ils amochent, et qu’ils devraient songer, je ne dis pas à faire leur pain et cultiver leurs légumes, mais à s’adapter à la décroissance... »

Raymond Depardon, photographe, Télérama, 29-8-2012.

« Tout le monde est pour la croissance ; je ne connais personne qui soit contre. »

Ivan Levaï, 75 ans, en charge des revues de presse du week-end sur France Inter, 20-5-2012.

« En France, La Décroissance dérange ! » Thierry Fischer, RTSR, 6-9-2012

LECTEUR, LECTRICE, LA DECROISSANCE A BESOIN DE VOUS

L’Agence France presse écrit le 23 septembre : « la crise de la presse écrite, caractérisée par une chute de la diffusion de la quasi-totalité des titres, aggrave encore la situation de Presstalis [distributeur de presse]. Son chiffre d’affaires et ses recettes baissent proportionnellement au recul des ventes de journaux, une chute estimée à 8% pour les huit premiers mois de l’année. » (lire la suite)


Cornelius Castoriadis, philosophe et psychanalyste français d'origine grecque (1922-1997), à réécouter à l'émission de Daniel Mermet du lundi 10 septembre 2012.

« On est rentré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines (...) c’est un des très grands thèmes, il faut apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement, et la société capitaliste maintenant est une société qui, à mes yeux, court à l’abîme de tous les points de vue, parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter. L’imaginaire de [notre] époque est très loin de cela. Et c’est cet imaginaire de l’expansion illimité, de l’accumulation (...) c’est cela qu’il faut détruire. Tout dépend de ça. »


Mathieu Glayre et Yvan Luccarini
, rédacteurs de « Moins! - journal romand d’écologie politique »

« Les gens voient que quelque chose ne fonctionne pas. Mais ce sont toujours les mêmes solutions qui sont avancées : la production, la croissance économique. Nous voulons proposer avec “Moins!” des pistes de solutions alternatives. »

Yvan Luccarini, rédacteur de la nouvelle revue suisse « Moins ! » (24 heures, 7-9-12). Site de la revue ici.

« Nous devons inventer, avec tous nos partenaires, un cadre et des institutions pour que la croissance mondiale soit plus forte et durable, humainement et écologiquement, pour que la mondialisation devienne enfin solidaire. »

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances (et Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur), Le Monde, quotidien des affairistes Bergé, Niel, Pigasse (BNP), 28 août 2012.

«La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

Serge Moscovici, père de Pierre Moscovici, in De la nature pour penser l'écologie, éd. Métailié, 2002.


Bernard Legros, auteur de L'enseignement face à l'urgence écologique, éd. Aden, 2009 (Le Républicain Lorrain, 26-8-2012)

« Nous [les objecteurs de croissance] portons l’écologie politique qu’ils [Les Verts] ont abandonnée, au profit d’une sorte de capitalisme vert. On a vu leur attitude sur le nucléaire en France. On peut la voir aussi quand ils disent que les voitures propres existent, alors que les études montrant que les hybrides ont des impacts écologiques plus importants que les autres commencent à sortir. Finalement, ils ne remettent pas en cause ce modèle qui épuise les ressources naturelles à une vitesse folle. Ils utilisent à la place des concepts comme le développement durable inventé à Rio en 1992 et qui est une escroquerie intellectuelle. »

« La décroissance est un mouvement qui dit : “Un instant, ça suffit”. Les glaciers fondent. Nous émettons plus de CO2 et de méthane dans l’atmosphère que jamais. Nous consommons chaque année plus de ressources que ce que nous pouvons renouveler, et quant au pétrole, il n’y en aura bientôt plus. Vincent Cheynet [du journal La Décroissance] et ses amis citent volontiers Nicolas Sarkozy, l’ancien président, qui dit : “La clé pour la croissance et le développement, c’est l’appétit d’énergies”. Il dit : nous devons tout faire pour que ça continue comme avant. Eux, disent : Si l’on continue comme avant, il n’y aura bientôt plus rien. »

Trois pages de l'hebdomadaire Der Spiegel sont consacrées à la décroissance en France dans son édition du 11 août 2012.

HedgesChris Hedges, grand reporter aux Etats-Unis (New York Times, Harper’s, The New York Review...), prix Pulitzer, L'empire de l'illusion, éditions Lux, 2012

« Notre mode de vie est dépassé. Nous ne pourrons plus jamais nous vautrer dans la consommation à outrance et nos enfants n’atteindront pas notre mode de vie. Notre avenir est sombre et c’est une réalité. (...) Allons-nous écouter ceux qui, lucides et rationnels, nous enjoignent d’adopter un mode de vie simple et humble, ou suivre les démagogues (...) ? (...) L’idéologie capitaliste de la croissance illimitée a échoué. (...) Les innombrables conséquences de cette idéologie se conjuguent pour nous mener à notre perte. »

Pierre Gomdaogo Nakoulima, Professeur titulaire à l’Université de Ouagadougou et directeur du Centre d’étude pour la promotion, l’aménagement et la protection de l’environnement (CEPAPE), (lire la suite)

« Dans ce que je dis, il ne faut pas croire que la préoccupation environnementale c’est nous (les pays du Sud) qui devons faire les plus grands efforts, c’est aux pays du Nord de réduire leur niveau de vie. Les auteurs qu’on appelle objecteurs de croissance nous disent qu’il faut que le Nord accepte de réduire son niveau de vie pour que les pays du Sud espèrent voir la leur s’élever. Ces objecteurs disent que la croissance qui est le maître-mot de l’économie est une aberration, parce que nous ne pouvons pas avoir une croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées. Il faut donc aller vers une décroissance, mais la décroissance ce ne sont pas les pays du Sud. La décroissance, ce sont aux pays du Nord qui sont les grands gaspilleurs d’accepter de réduire leur niveau de vie. »

Dennis Meadows, Libération, 16-6-2012

« Notre vision à court terme est en train de se fracasser contre la réalité physique des limites de la planète. (...) La croissance économique va fatalement s’arrêter, elle s’est déjà arrêtée d’ailleurs »

Extraits : - « Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans l’avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. » - « Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert [les conférences internationales sur le climat] ». - « Avons-nous un moyen de maintenir le mode vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : “Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait”... » - « Les problèmes écologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leur mode de vie. » - « Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins. »

« L'appel d'Heidelberg est en réalité le résultat d'une campagne habilement orchestrée par un cabinet de lobbying parisien lié de près aux industriels de l'amiante et du tabac... »

Stéphane Foucart, Le Monde, 16,6-2012. Signé par de nombreuses personnalités scientifiques, l'« appel d'Heidelberg » lancé le 1er juin 1992 à la veille de l'ouverture du Sommet de la Terre à Rio dénonçait le péril d'une « idéologie irrationnelle qui s'oppose au développement scientifique et industriel ». Lire l'article.

« Nous avons voulu l’ignorer mais la réalité est en train de nous rattraper. Préparer l’avenir suppose désormais d’oser affronter un des impensés majeurs de la modernité : l’idée même de limite. Le défi semblera insensé à ceux qui vivent depuis toujours, souvent par habitude plus que par réelle conviction, dans le culte de la croissance. »

Jérôme Anciberro, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, 6-6-2012. Lire la suite.

« La consommation à l'occidentale, telle que nous la pratiquons encore, est déjà morte, et avec elle les hypothèses de croissance issues d'un passé révolu. Les craquements de la communauté internationale ne sont pas seulement financiers ou monétaires ; ils sont le signal d'un bouleversement du système de fond en comble. »

Philippe Dessertine, économiste, Sud Ouest, 2-6-2012. Lire la suite

« Les lois de la physique sont plus fortes que les lois de l'économie »

Kjell Aleklett, président de l'Association pour l'étude du pic de pétrole (ASPO), professeur de physique à l'université d'Uppsala en Suède, en ouverture de la conférence de l'association à Vienne (Autriche), 30 mai 2012.

Surréaliste mais finalement assez cohérent : un des grands grands calomniateurs de l'écologie remet des « Trophées du Développement Durable »

Lire notre « bêtisier du développement durable »

Luc Ferry « parrain » des « Trophées du Développement Durable » !

« Le mythe selon lequel le DD aurait été inventé par des écologistes sincères qui auraient vu leur projet dévoyé par de méchantes firmes transnationales soucieuses de “greenwashing” et des responsables politiques sans scrupule ne résiste pas à l’examen des faits. (...) Le DD a été lancé littéralement comme une nouvelle marque de lessive et “mis en scène” à la conférence de Rio en juin 1992, par un (...) milliardaire du pétrole canadien (...). L’opération séduction a réussi au-delà de toute espérance, presque tout le monde est tombé dans le panneau, y compris les intellectuels critiques d’Attac ou les écologistes. » Serge Latouche, économiste et objecteur de croissance, Politis, 29-3-2012.

« La croissance mondiale va s'arrêter »

Dennis Meadows, Le Monde, 28-5-2012

Jean-Claude Guillebaud, journaliste, écrivain, Sud Ouest, 22-4-2012.

« C'est à son propos [la croissance] que nos candidats sont le plus embarrassés. Aucun n'ose dire à voix haute ce qu'on murmure un peu partout : la croissance ne reviendra plus en Europe. Avec ou sans l'austérité, nous sommes condamnés à une croissance minimale, voire nulle. La vraie question devient celle-ci : cette croissance envolée, au fond, était-elle si souhaitable ? D'un point de vue arithmétique, sans doute. Mais pour le reste ? Écologiquement, humainement, qui oserait prétendre que la fuite en avant consumériste, productiviste et gaspilleuse correspond encore à un dessein historique raisonnable ? Est-ce le monde que nous voulons construire ? Les vrais réalistes ne seraient-ils pas ceux qui proposent de changer la règle d'un jeu devenu perdant : vivre autrement, imaginer une autre société, promouvoir d'autres rapports humains. Juste derrière l'horizon électoral, ces questions fondamentales nous attendent de pied ferme. Tant mieux ! »

Vous êtes ici

Pierre René Bauquis, Yves Cochet, Jean-Marc Jancovici, Jean Laherrère, Yves Mathieu, Le Monde, 22-3-2012

« Force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd'hui d'une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d'énergie et de ressources. L'urgence apparaît donc d'anticiper une inexorable descente énergétique. (...) Si cette transition n'est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l'image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés. »

Signer la pétition liée : http://tribune-pic-petrolier.org/

Christian Arnsperger, économiste à l'université de Louvain, Belgique. Libération, 19-3-2012, lire.

« L’urgence écologique d’une décroissance concertée et équitable s’imposait lentement à certaines consciences. Comme par enchantement, à ce moment précis, les excès de l’obligation de croissance inscrits dans notre système monétaire et financier ont donné lieu à un cataclysme économique d’une ampleur telle que la seule réponse - véritablement désespérée - qui ait la faveur des gouvernants est… une décroissance non concertée et injuste, maquillée sous le vocable de l’austérité. »

Pourquoi l'essence augmente en une image

Shéma publié en 2002 par Casseurs de pub


Edouard de Rothschild et Bruno Ledoux, affairistes propriétaires du quotidien Libération

Comment démolir le portrait d'un objecteur de croissance candidat à la Présidentielle

Par Gwenael De Boodt

Il s’agit de la critique d’un article paru dans Libération du 27 Février 2012 dans la rubrique « Portrait » sous la plume de Laure Noualhat. Sujet de ce « portrait », Clément Wittmann, candidat du Parti des Objecteurs de Croissance à la Présidentielle, en plus d’être traité de manière discriminatoire en regard des candidats « élus » des médias, fait l’objet d’insultes à peine masquées. (Lire la suite)

« Sortir de la société de croissance c'est sortir d'une société unidimensionnelle, de l'homo économicus... »

Serge Latouche, professeur émérite d'économie, sur Radio Vatican (7-3-2012)

« La dette publique n'est pas un problème dont on a sous-estimé la gravité. Elle est le pilier sur lequel est fondé la croissance dans la phase actuelle de l'histoire. Elle est indispensable pour continuer à faire croître la production des marchandises. C'est un choix consciemment poursuivi à l’unisson tant par les gouvernements de gauche que de droite, et ce dans tous les pays industrialisés. »

Lire le Manifeste du « Mouvement pour la décroissance heureuse » en Italie

L'I.E.E.S.D.S. vous souhaite une très bonne année 2012 avec Christopher Murray



Wolfgang Schaeuble, ministre allemand des Finances, a lancé, le 14 décembre 2011, un appel aux pays occidentaux à limiter leur croissance économique dans une tribune dans l'hebdomadaire Die Zeit.

 

«Nous devrions (...) nous engager à limiter la croissance économique dans nos propres pays occidentaux (...) [l'Homme] a besoin de limites, qu'il ne veut en général pas reconnaître ».

«Tout autant que nous devons nous engager pour vaincre la faim dans le monde entier, nous devrions par ailleurs nous engager à limiter la croissance économique dans nos propres pays occidentaux (...) Le fait que nos taux de croissance ne rivalisent plus avec ceux des pays en développement comme la Chine, l'Inde, ou le Brésil, ne signifie pas que notre politique économique est un échec mais que nous avons déjà atteint un niveau de richesse certain pour une grande partie de la population, et que d'autres doivent encore atteindre cela. Nous devrions l'accepter (...) Les économies occidentales ont atteint un certain degré de saturation; dans cette situation, nos buts et nos devoirs résident avant tout dans le fait de contrôler les inégalités et les tensions qui en découlent. (...) [l'Homme] a besoin de limites, qu'il ne veut en général pas reconnaître ».


Václav Havel, ancien président de la République tchèque (1936-2011) Discours au Sénat du 3 mars 1999.

« Il n’est vraiment pas indispensable de vénérer des veaux d’or, de courber l’échine à chaque pas devant leurs maîtres, de tout subordonner au diktat de la publicité et des médias, de se laisser piéger par toutes les innovations imaginables et possibles des biens de consommation, innovations qui ont pour seul effet durable le pillage des ressources naturelles, et la pollution atmosphérique. Il n’y a aucune raison de voir le sens de toute action humaine dans la croissance continue du produit intérieur brut »

« La décroissance aurait évité le pire »

par Alain Gras, anthropologue et sociologue, chroniqueur à La Décroissance, dans Le Monde du 1 décembre 2011.

« Les chrétiens doivent s'engager pour l'objection de croissance »

C'est la conclusion du colloque qui s'est déroulé du 18 au 20 novembre 2011 à Lyon intitulé « Objection de croissance et christianisme, quelles convergences, quelles divergences ? ». Lire le communiqué.

Bruckner

Les objecteurs de croissance répondent au système médiatique (et accessoirement à Pascal Bruckner)

« Bruckner pourfend les “décroissants” » AFP 4-10-2011
Ainsi, une des rares occasions ou la décroissance a été évoquée dans les médias aura été pour donner la parole à un de ses pires détracteurs ; Pascal Bruckner. Le philosophe se déclarait lui-même épuisé par la tournée médiatique suite à la promotion exceptionnelle dont a bénéficié son ouvrage Le Fanatisme de l’apocalypse (France 2, 22 octobre 2011). Ceux qui pensent que la croissance économique infinie est impossible observent dans les grands médias, sans pouvoir répondre, le flot de calomnies à leur égard du philosophe du régime. Les objecteurs de croissance répondent à travers le nouveau numéro de La Décroissance intitulé : « Apocalypse now ? » En kiosque le jeudi 3 novembre 2011. 2 euros 20.

Bruno Clémentin, président de l'IEESDS, invité aux Assises chrétiennes de l'écologie les 11 et 12 novembre 2011

Les Assises chrétiennes de l'écologie se dérouleront du 11 au 13 novembre 2011 à Saint-Etienne. Bruno Clémentin y animera 3 ateliers intitulés « Du développement durable à la décroissance » :
- vendredi 11 novembre de 16 h à 17 h 15
- samedi 12 novembre de 12 h 15 à 13 h 30
- samedi 12 novembre de 14 h à 15 h 15

 

« Il n’y a pas un parti à ma connaissance qui ne revendique le mot “croissance” comme si celle-ci pouvait être durable dans un monde aux ressources limitées, accumulées depuis des millions d’années, et dont plus de la moitié a été dilapidée par les humains en moins de deux siècles. »

Dominique Jacques Roth, psychologue clinicien et psychanalyste, auteur de Economie et psychanalyse, Le progrès en question, éd. L'Harmatan, 2011, nous livre ici un texte éclairant.

 

« Dès que certains courants anticapitalistes réapparaissent, comme ceux des partisans de la décroissance (...) aussitôt ils sont la cible d’attaques extraordinaires parce qu’il défendent l’impensable. Comment pourrait-on ne pas accompagner éternellement la fuite en avant puisque c’est notre destin c’est la voie du progrès ? »

Jean-Claude Michéa, philosophe, auteur de Le Complexe d'Orphée, éditions Climats. - Voir notre rubrique «insultes »

« Le problème n’est pas de dire si on est pour ou contre la décroissance, mais de l’accompagner, car elle est salutaire… »

Jean-Pierre Rive, président de la commission Église et société de la Fédération protestante de France, La Croix, 30-9-2011. Lire dans le quotidien La Croix la suite ici.


Voir les événements antérieurs

 


 

 

« Celui qui
croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.


En kiosque 2,50 €

Accueil

Historique

FAQ

Textes

Colloques

Presse

Vidéos

Audio

Bibliographie

Bêtisier du développement durable

Insultes

Institut

Les cahiers de l'IEESDS

0 sur 10 pour YAB

Liens

Annuaire

Contact

Recevoir les infos de Casseurs de pub
La Décroissance

Les textes et visuels de decroissance.org ne peuvent être reproduits sans autorisation préalable.