Florian Gulli, La Revue du projet n°23, 1-2013.

« On peut évidemment contester la pertinence du mot “décroissance” (...). Mais la querelle de mots ne doit pas faire oublier l’idée centrale : il faut sortir de l’imaginaire de la production illimitée. (...) On peut souligner aussi – second axe critique – les conséquences psychologiques et culturelles de l’augmentation illimitée de la production. Le capitalisme contemporain n’est plus un système strictement économique. Du fait de sa logique expansionniste, il s’est emparé de presque toutes les dimensions de l’existence humaine. Il est un “fait social total”, une nouvelle “culture”, une “nouvelle civilisation”. »


Chems Eddine Chitour, professeur de thermodynamique à l'Ecole Polytechnique d'Alger, L'Expression (Algérie), 18-4-2013.

« Le mode de vie actuel dans les pays développés n'est pas soutenable. On ne peut pas continuer à 8 tep/hab/an pendant que des Somaliens sont à 200 kg! Toutes les guerres du monde ne pourront pas faire augmenter les réserves de pétrole qui sont un invariant. Les accaparer en ruinant des pays, en apportant le malheur à des peuples, en rayant de la carte des civilisations, ne peut amener qu'un sursis. L'alternative est dans la sobriété, le changement de rythme, la décroissance qui suggère un changement de valeur : ne pas stigmatiser la lenteur, ne pas s'éblouir de la nouveauté, ne pas faire dans le mimétisme ravageur de l'Occident... »

« Quand je suis arrivé aux responsabilités de la France, les prévisions de la Commission européenne, de tous les instituts, pour l’année 2013, c’était 1,2 %. Moi-même, j’ai considéré que cette proposition n’était pas réaliste. »

François Hollande, président de république française, France 2, 28 mars 2013.

A droite extrait de La Décroissance de mars 2012

« La “décroissance” doit devenir la vérité de tout socialisme moderne. Ce concept invite, en effet, à remettre radicalement en question la logique d’un monde fondé, disait Marx, sur la seule nécessité de “produire pour produire” et donc de transgresser sans cesse “toutes les limites morales et naturelles”. »

Jean-Claude Michéa, L'Humanité, 15 mars 2013


Caroline Castets du Nouvel Economiste (19 mars 2013) au sujet d'Olivier Berruyer, auteur de Les faits sont tétus

 

« Mauvaise nouvelle : le Père Noël n’existe pas. Et puisqu’on en est aux vérités qui fâchent : la croissance ne repartira pas. (...) “ (...) après l’explosion de la croissance qui a caractérisé les Trente Glorieuses et l’explosion de la dette qui a caractérisé les trente années suivantes, il devient impératif d’inventer autre chose car désormais nous ne pouvons plus miser sur aucun de ces ressorts.” Reste à penser un autre modèle économique ; sans croissance ni dette. Autrement dit, à renoncer au “confort du toujours plus”. Chiche ? »



« J'essaye de dire aux politiques : on est en récession optez pour la décroissance, si vous décidez de la piloter cela se passera mieux. »

François Paul-Pont, économiste, professeur à l'Institut Supérieur de l'Enseignement Privé de Polynésie, Les Nouvelles de Tahiti, 22 mars 2013. Téléchargez gratuitement le livre Et si on devenait raisonnables de François Paul-Pont sur cette page internet : http://issuu.com/francoispaulpont/docs/fpp1


Harald Welzer, sociologue auteur de Les Guerres du climat, Libération, 21-3-2013

« Je pense qu’il existe des moyens très efficaces d’inverser les choses : extraire moins de ressources, consommer moins d’énergie, consommer moins tout court. (...) Si nous voulons éviter un stress ingérable à l’avenir, en tant que consommateurs, nous devons changer nos modes de vie, renoncer aux idéaux du rêve américain et convaincre les hommes politiques que nous aspirons à autre chose que ce que le modèle consumériste du XXe siècle a forgé dans l’inconscient collectif de la plupart des sociétés. Des modes de vie soutenables, la décroissance… sont des pistes très enthousiasmantes. A nous de les explorer. »

Jean-Claude Guillebaud,
Sud Ouest,

10-3-2013

« Dominique Bourg [...] enseigne à l'université de Lausanne. Il fut longtemps le conseiller politique de Nicolas Hulot (...). Or, dans le numéro de février du mensuel (...) “La Décroissance”, il sonne le tocsin. Il n'hésite pas à parler d'effondrement. “Aujourd'hui, souligne-t-il, nous faisons face à une dégradation continue de la biosphère, un appauvrissement continu des ressources. L'ensemble des écosystèmes s'affaiblit. […] Nous n'avons jamais connu une période aussi difficile dans l'Histoire.” Un peu plus loin, il ajoute : “Tous nos modes de vie, toute la société reposent sur des flux de matières et d'énergie sans cesse croissants. Or ces ressources sont en voie d'épuisement, et notre consommation d'énergie perturbe le système biosphère. Sans décroissance de ces flux de matières et d'énergie, on ne s'en sortira pas.” »

Si tu ne viens pas à La Décroissance,
La Décroissance viendra à toi !
« Si tu ne viens pas à Lagardère, Lagardère ira à toi ! »
(Paul Féval-Anicet Bourgeois, Le Bossu, I, 2, 1862)

Une fois n'est pas coutume, La Décroissance a été citée dans une revue de presse d'un grand média. C'était le mercredi 5 mars sur Europe 1, radio du marchand d'armes Arnaud Lagardère, par Natacha Polony.


Libération, le journal qui hait La Décroissance

Des précédents ici : Casseurs de pub, la revue qu’a détestée Libération !

vetillard

« Tout écologiste qui ne remet pas en cause la croissance et le progrès technologique et social, n'a finalement que peu de divergences de vue avec le plus libéral des économistes. (...) La pratique de l'écologie, respectueuse des ressources, de la biodiversité, des équilibres systémiques et biologiques, impose la remise en cause de la croissance. »

Alban Vétillard, ingénieur centralien, metamag.fr, 12-2-1013, auteur de Croissance et Ecologie, concilier l'homme avec la société de demain, éditions Sang de la Terre, 2013.

voeux 2013

« Cela nous force à reconnaître que le produit réel du processus économique (ou même, sous cet angle, celui de tout processus vivant) n'est pas le flux matériel de déchets, mais le flux immatériel toujours mystérieux de la joie de vivre. »

Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) in La décroissance. Entropie - Écologie - Économie, éditions Le Sang de la terre, 1979. L'IEESDS vous souhaite de bonnes fêtes.

Citations de Jacques Attali. Lire :« Jacques Attali, un homme dangereux », « Rions un peu avec Jacques Attali et son “adéqroissance” »

11-12-2012 : « Tout (...) le discours sur la croissance zéro et la décroissance est un discours réactionnaire qui condamne les pauvres à la misère. » (France 3).

15-12-2009 : « L’idée, qui devient de plus en plus à la mode, selon laquelle il faudrait souhaiter et organiser une décroissance de l’économie, pour lutter contre les destructions qu’elle engendre, peut sembler a priori totalement stupide (...) et pourtant, l’idée fait sens : si on l’entend comme un désir de mettre un terme aux errements de notre modèle de production, aux folies et aux fatigues de la vitesse, du rendement, du gaspillage, de l’accumulation et du remplacement irréfléchi de gadgets par d’autres gadgets ; et surtout comme la volonté de remettre en cause la définition marchande du mieux-être. »

24-10-2007 : « Opposer écologie et croissance est une bêtise intellectuelle profonde. En réalité on ne peut pas améliorer l’environnement sans croissance. Ce n’est pas la croissance qui pollue, c’est la production »

1973 : « Il est un mythe savamment entretenu par les économistes libéraux, selon lequel la croissance réduit l'inégalité. Cet argument permettant de reporter à "plus tard" toute revendication redistributive est une escroquerie intellectuelle sans fondement. »

Etc.

« Il va falloir s’habituer à vivre sans croissance »

Roger Montereau, co-auteur du rapport annuel sur l’état de la France du Conseil économique, social et environnemental remis le 12 décembre 2012 (BFM business, 12-12-2012).

« Le PIB [Produit intérieur brut], qui est un indicateur de flux, est une arme de destruction de la planète. »

Chantal Jouanno, sénatrice UDI de Paris , Europe 1-LCP (Assemblée nationale), 7-12-2012.


Michael Kumhof,
co-responsable de la modélisation au sein du Fonds monétaire international (FMI), sur le site Oil Man (lemonde.fr) du journaliste Matthieu Auzanneau

« Au FMI, dans notre dernière étude, nous avons seulement simulé ce qu'il pourrait se passer lorsque le déclin s'amorcera, quelle que soit la date du pic [prévu avant 2030]. (...) Supposons qu'à partir d'un certain point dans le futur, la production mondiale de pétrole déclinera de 2 % par an chaque année durant un certain nombre d'années. (...) Selon notre modèle, le taux de croissance économique serait réduit chaque année de presque 1 % aux Etats-Unis et dans la zone Euro. 1 % par an, c'est en soi énorme. Au bout de 20 ans, cela voudrait dire que le PIB serait d'environ 20 % inférieur à la tendance antérieure. »

Nicolas Hulot a annoncé le 6 décembre 2012 avoir été nommé par François Hollande « Envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète ». D'après l'ex présentateur de TF1 une mission « suprapolitique ». Selon l'agence Reuters, il « a dit se considérer comme “le porte-parole des biens publics, des générations futures” ».


“Suprapolitique”: Nicolas Hulot nommé par François Hollande :
« Envoyé spécial du président de la République pour la protection de la planète ».

« Je suis également antilibérale et favorable à la décroissance. »

Natacha Polony, journaliste, Ragemag, 12 novembre 2012.

« On ne va tout de même pas tomber dans la décroissance ! »

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Le Point, 29 novembre 2012.

« A chacune de ses apparitions publiques, il [François Hollande] scande “Croissance ! Croissance ! Croissance !” au grand dam de la chancelière allemande mais aussi d’une petite revue qui monte et qui s’appelle [La] Décroissance. »

L’émission Yourope d’Arte diffuse un reportage, le 24 novembre 2012, sur le journal La Décroissance. Vous pouvez le voir ici.


« Ce qui s’impose à nous c’est une régression globale de la consommation matérielle. »

André Gorz, journaliste et co-fondateur du Nouvel Observateur, entretien rediffusé sur France Inter les 20 et 21 novembre 2012 à l'émission Là-bas si j'y suis (écouter ici).


Bernard Maris, économiste, membre du conseil général de la Banque de France, Libération, 7-11-2012.

« Je me raccroche au courant écologiste décroissant. Après la guerre, le libéralisme a triomphé en proposant un mode de gestion de la violence fondé sur le libre-échange : on ferait du commerce au lieu de faire la guerre. Socialistes et communistes proposaient un autre contrat, fondé sur le partage, mais toujours avec l’abondance matérielle en ligne de mire. Il faut maintenant aller vers une abondance spirituelle, avec un contrat fondé sur l’intelligence et la recherche. Mais le socialisme reste pris dans le maelstrom productiviste. »

Dominique Bourg

« Il nous faut maintenant choisir entre la décroissance ou le clash. »
Dominique Bourg, professeur de l'université de Lausanne, Les Echos, 6-11-2012.

Starck
Philippe Starck
, designer, France inter, 1-10-2012.

« On a devant nous une évidence qui va s’appeler la décroissance. Comment traiter la décroissance ? C’est là la vraie question. »

« Les années qui me restent sont essentiellement dédiées à des vraies actions qui peuvent, qui espèrent, servir à quelque chose. (...) Quelle va être notre dignité de nouveaux pauvres ? (...) Quelle va être la forme de l’obligation de la décroissance, mais une décroissance positive, puisse qu’une décroissance négative est le contraire de notre DNA (ADN) ? »

Depardon

« Pour remonter le moral des Français, il faudrait leur dire d’arrêter de regarder la voiture du voisin ou le salaire du président, qu’ils ont de la chance de vivre sur ce territoire qu’ils amochent, et qu’ils devraient songer, je ne dis pas à faire leur pain et cultiver leurs légumes, mais à s’adapter à la décroissance... »

Raymond Depardon, photographe, Télérama, 29-8-2012.

« Tout le monde est pour la croissance ; je ne connais personne qui soit contre. »

Ivan Levaï, 75 ans, en charge des revues de presse du week-end sur France Inter, 20-5-2012.

« En France, La Décroissance dérange ! » Thierry Fischer, RTSR, 6-9-2012

LECTEUR, LECTRICE, LA DECROISSANCE A BESOIN DE VOUS

L’Agence France presse écrit le 23 septembre : « la crise de la presse écrite, caractérisée par une chute de la diffusion de la quasi-totalité des titres, aggrave encore la situation de Presstalis [distributeur de presse]. Son chiffre d’affaires et ses recettes baissent proportionnellement au recul des ventes de journaux, une chute estimée à 8% pour les huit premiers mois de l’année. » (lire la suite)


Cornelius Castoriadis, philosophe et psychanalyste français d'origine grecque (1922-1997), à réécouter à l'émission de Daniel Mermet du lundi 10 septembre 2012.

« On est rentré dans une époque d’illimitation dans tous les domaines (...) c’est un des très grands thèmes, il faut apprendre à s’autolimiter, individuellement et collectivement, et la société capitaliste maintenant est une société qui, à mes yeux, court à l’abîme de tous les points de vue, parce que c’est une société qui ne sait pas s’autolimiter. Une société vraiment libre, une société autonome, doit savoir s’autolimiter. L’imaginaire de [notre] époque est très loin de cela. Et c’est cet imaginaire de l’expansion illimité, de l’accumulation (...) c’est cela qu’il faut détruire. Tout dépend de ça. »


Mathieu Glayre et Yvan Luccarini
, rédacteurs de « Moins! - journal romand d’écologie politique »

« Les gens voient que quelque chose ne fonctionne pas. Mais ce sont toujours les mêmes solutions qui sont avancées : la production, la croissance économique. Nous voulons proposer avec “Moins!” des pistes de solutions alternatives. »

Yvan Luccarini, rédacteur de la nouvelle revue suisse « Moins ! » (24 heures, 7-9-12). Site de la revue ici.

« Nous devons inventer, avec tous nos partenaires, un cadre et des institutions pour que la croissance mondiale soit plus forte et durable, humainement et écologiquement, pour que la mondialisation devienne enfin solidaire. »

Pierre Moscovici, ministre de l'économie et des finances (et Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur), Le Monde, quotidien des affairistes Bergé, Niel, Pigasse (BNP), 28 août 2012.

«La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

Serge Moscovici, père de Pierre Moscovici, in De la nature pour penser l'écologie, éd. Métailié, 2002.


Bernard Legros, auteur de L'enseignement face à l'urgence écologique, éd. Aden, 2009 (Le Républicain Lorrain, 26-8-2012)

« Nous [les objecteurs de croissance] portons l’écologie politique qu’ils [Les Verts] ont abandonnée, au profit d’une sorte de capitalisme vert. On a vu leur attitude sur le nucléaire en France. On peut la voir aussi quand ils disent que les voitures propres existent, alors que les études montrant que les hybrides ont des impacts écologiques plus importants que les autres commencent à sortir. Finalement, ils ne remettent pas en cause ce modèle qui épuise les ressources naturelles à une vitesse folle. Ils utilisent à la place des concepts comme le développement durable inventé à Rio en 1992 et qui est une escroquerie intellectuelle. »

« La décroissance est un mouvement qui dit : “Un instant, ça suffit”. Les glaciers fondent. Nous émettons plus de CO2 et de méthane dans l’atmosphère que jamais. Nous consommons chaque année plus de ressources que ce que nous pouvons renouveler, et quant au pétrole, il n’y en aura bientôt plus. Vincent Cheynet [du journal La Décroissance] et ses amis citent volontiers Nicolas Sarkozy, l’ancien président, qui dit : “La clé pour la croissance et le développement, c’est l’appétit d’énergies”. Il dit : nous devons tout faire pour que ça continue comme avant. Eux, disent : Si l’on continue comme avant, il n’y aura bientôt plus rien. »

Trois pages de l'hebdomadaire Der Spiegel sont consacrées à la décroissance en France dans son édition du 11 août 2012.

HedgesChris Hedges, grand reporter aux Etats-Unis (New York Times, Harper’s, The New York Review...), prix Pulitzer, L'empire de l'illusion, éditions Lux, 2012

« Notre mode de vie est dépassé. Nous ne pourrons plus jamais nous vautrer dans la consommation à outrance et nos enfants n’atteindront pas notre mode de vie. Notre avenir est sombre et c’est une réalité. (...) Allons-nous écouter ceux qui, lucides et rationnels, nous enjoignent d’adopter un mode de vie simple et humble, ou suivre les démagogues (...) ? (...) L’idéologie capitaliste de la croissance illimitée a échoué. (...) Les innombrables conséquences de cette idéologie se conjuguent pour nous mener à notre perte. »

Pierre Gomdaogo Nakoulima, Professeur titulaire à l’Université de Ouagadougou et directeur du Centre d’étude pour la promotion, l’aménagement et la protection de l’environnement (CEPAPE), (lire la suite)

« Dans ce que je dis, il ne faut pas croire que la préoccupation environnementale c’est nous (les pays du Sud) qui devons faire les plus grands efforts, c’est aux pays du Nord de réduire leur niveau de vie. Les auteurs qu’on appelle objecteurs de croissance nous disent qu’il faut que le Nord accepte de réduire son niveau de vie pour que les pays du Sud espèrent voir la leur s’élever. Ces objecteurs disent que la croissance qui est le maître-mot de l’économie est une aberration, parce que nous ne pouvons pas avoir une croissance illimitée dans un monde aux ressources limitées. Il faut donc aller vers une décroissance, mais la décroissance ce ne sont pas les pays du Sud. La décroissance, ce sont aux pays du Nord qui sont les grands gaspilleurs d’accepter de réduire leur niveau de vie. »

Dennis Meadows, Libération, 16-6-2012

« Notre vision à court terme est en train de se fracasser contre la réalité physique des limites de la planète. (...) La croissance économique va fatalement s’arrêter, elle s’est déjà arrêtée d’ailleurs »

Extraits : - « Comme environnementaliste, je trouve stupide l’idée même que des dizaines de milliers de personnes sautent dans l’avion pour rejoindre la capitale brésilienne, histoire de discuter de soutenabilité. » - « Tant qu’on ne cherche pas à résoudre l’inéquation entre la recherche perpétuelle de croissance économique et la limitation des ressources naturelles, je ne vois pas à quoi ça sert [les conférences internationales sur le climat] ». - « Avons-nous un moyen de maintenir le mode vie des pays riches ? Non. Dans à peine trente ans, la plupart de nos actes quotidiens feront partie de la mémoire collective, on se dira : “Je me souviens, avant, il suffisait de sauter dans une voiture pour se rendre où on voulait”... » - « Les problèmes écologiques ne proviennent pas des humains en tant que tels, mais de leur mode de vie. » - « Comme je trouve qu’il est indécent d’avoir plus, je choisis de vouloir moins. »

« L'appel d'Heidelberg est en réalité le résultat d'une campagne habilement orchestrée par un cabinet de lobbying parisien lié de près aux industriels de l'amiante et du tabac... »

Stéphane Foucart, Le Monde, 16,6-2012. Signé par de nombreuses personnalités scientifiques, l'« appel d'Heidelberg » lancé le 1er juin 1992 à la veille de l'ouverture du Sommet de la Terre à Rio dénonçait le péril d'une « idéologie irrationnelle qui s'oppose au développement scientifique et industriel ». Lire l'article.

« Nous avons voulu l’ignorer mais la réalité est en train de nous rattraper. Préparer l’avenir suppose désormais d’oser affronter un des impensés majeurs de la modernité : l’idée même de limite. Le défi semblera insensé à ceux qui vivent depuis toujours, souvent par habitude plus que par réelle conviction, dans le culte de la croissance. »

Jérôme Anciberro, rédacteur en chef de Témoignage chrétien, 6-6-2012. Lire la suite.

« La consommation à l'occidentale, telle que nous la pratiquons encore, est déjà morte, et avec elle les hypothèses de croissance issues d'un passé révolu. Les craquements de la communauté internationale ne sont pas seulement financiers ou monétaires ; ils sont le signal d'un bouleversement du système de fond en comble. »

Philippe Dessertine, économiste, Sud Ouest, 2-6-2012. Lire la suite

« Les lois de la physique sont plus fortes que les lois de l'économie »

Kjell Aleklett, président de l'Association pour l'étude du pic de pétrole (ASPO), professeur de physique à l'université d'Uppsala en Suède, en ouverture de la conférence de l'association à Vienne (Autriche), 30 mai 2012.

Surréaliste mais finalement assez cohérent : un des grands grands calomniateurs de l'écologie remet des « Trophées du Développement Durable »

Lire notre « bêtisier du développement durable »

Luc Ferry « parrain » des « Trophées du Développement Durable » !

« Le mythe selon lequel le DD aurait été inventé par des écologistes sincères qui auraient vu leur projet dévoyé par de méchantes firmes transnationales soucieuses de “greenwashing” et des responsables politiques sans scrupule ne résiste pas à l’examen des faits. (...) Le DD a été lancé littéralement comme une nouvelle marque de lessive et “mis en scène” à la conférence de Rio en juin 1992, par un (...) milliardaire du pétrole canadien (...). L’opération séduction a réussi au-delà de toute espérance, presque tout le monde est tombé dans le panneau, y compris les intellectuels critiques d’Attac ou les écologistes. » Serge Latouche, économiste et objecteur de croissance, Politis, 29-3-2012.

« La croissance mondiale va s'arrêter »

Dennis Meadows, Le Monde, 28-5-2012

Jean-Claude Guillebaud, journaliste, écrivain, Sud Ouest, 22-4-2012.

« C'est à son propos [la croissance] que nos candidats sont le plus embarrassés. Aucun n'ose dire à voix haute ce qu'on murmure un peu partout : la croissance ne reviendra plus en Europe. Avec ou sans l'austérité, nous sommes condamnés à une croissance minimale, voire nulle. La vraie question devient celle-ci : cette croissance envolée, au fond, était-elle si souhaitable ? D'un point de vue arithmétique, sans doute. Mais pour le reste ? Écologiquement, humainement, qui oserait prétendre que la fuite en avant consumériste, productiviste et gaspilleuse correspond encore à un dessein historique raisonnable ? Est-ce le monde que nous voulons construire ? Les vrais réalistes ne seraient-ils pas ceux qui proposent de changer la règle d'un jeu devenu perdant : vivre autrement, imaginer une autre société, promouvoir d'autres rapports humains. Juste derrière l'horizon électoral, ces questions fondamentales nous attendent de pied ferme. Tant mieux ! »

Vous êtes ici

Pierre René Bauquis, Yves Cochet, Jean-Marc Jancovici, Jean Laherrère, Yves Mathieu, Le Monde, 22-3-2012

« Force est de constater que le fonctionnement de notre société dépend aujourd'hui d'une croissance économique soutenue qui va de pair avec une consommation toujours plus importante d'énergie et de ressources. L'urgence apparaît donc d'anticiper une inexorable descente énergétique. (...) Si cette transition n'est pas anticipée, elle sera subie de manière chaotique et provoquera des conséquences économiques désastreuses, à l'image de la crise des subprimes. Les fondements de la démocratie et la paix pourraient donc être menacés. »

Signer la pétition liée : http://tribune-pic-petrolier.org/

Christian Arnsperger, économiste à l'université de Louvain, Belgique. Libération, 19-3-2012, lire.

« L’urgence écologique d’une décroissance concertée et équitable s’imposait lentement à certaines consciences. Comme par enchantement, à ce moment précis, les excès de l’obligation de croissance inscrits dans notre système monétaire et financier ont donné lieu à un cataclysme économique d’une ampleur telle que la seule réponse - véritablement désespérée - qui ait la faveur des gouvernants est… une décroissance non concertée et injuste, maquillée sous le vocable de l’austérité. »

Pourquoi l'essence augmente en une image

Shéma publié en 2002 par Casseurs de pub


Edouard de Rothschild et Bruno Ledoux, affairistes propriétaires du quotidien Libération

Comment démolir le portrait d'un objecteur de croissance candidat à la Présidentielle

Par Gwenael De Boodt

Il s’agit de la critique d’un article paru dans Libération du 27 Février 2012 dans la rubrique « Portrait » sous la plume de Laure Noualhat. Sujet de ce « portrait », Clément Wittmann, candidat du Parti des Objecteurs de Croissance à la Présidentielle, en plus d’être traité de manière discriminatoire en regard des candidats « élus » des médias, fait l’objet d’insultes à peine masquées. (Lire la suite)

« Sortir de la société de croissance c'est sortir d'une société unidimensionnelle, de l'homo économicus... »

Serge Latouche, professeur émérite d'économie, sur Radio Vatican (7-3-2012)

« La dette publique n'est pas un problème dont on a sous-estimé la gravité. Elle est le pilier sur lequel est fondé la croissance dans la phase actuelle de l'histoire. Elle est indispensable pour continuer à faire croître la production des marchandises. C'est un choix consciemment poursuivi à l’unisson tant par les gouvernements de gauche que de droite, et ce dans tous les pays industrialisés. »

Lire le Manifeste du « Mouvement pour la décroissance heureuse » en Italie

L'I.E.E.S.D.S. vous souhaite une très bonne année 2012 avec Christopher Murray



Wolfgang Schaeuble, ministre allemand des Finances, a lancé, le 14 décembre 2011, un appel aux pays occidentaux à limiter leur croissance économique dans une tribune dans l'hebdomadaire Die Zeit.

 

«Nous devrions (...) nous engager à limiter la croissance économique dans nos propres pays occidentaux (...) [l'Homme] a besoin de limites, qu'il ne veut en général pas reconnaître ».

«Tout autant que nous devons nous engager pour vaincre la faim dans le monde entier, nous devrions par ailleurs nous engager à limiter la croissance économique dans nos propres pays occidentaux (...) Le fait que nos taux de croissance ne rivalisent plus avec ceux des pays en développement comme la Chine, l'Inde, ou le Brésil, ne signifie pas que notre politique économique est un échec mais que nous avons déjà atteint un niveau de richesse certain pour une grande partie de la population, et que d'autres doivent encore atteindre cela. Nous devrions l'accepter (...) Les économies occidentales ont atteint un certain degré de saturation; dans cette situation, nos buts et nos devoirs résident avant tout dans le fait de contrôler les inégalités et les tensions qui en découlent. (...) [l'Homme] a besoin de limites, qu'il ne veut en général pas reconnaître ».


Václav Havel, ancien président de la République tchèque (1936-2011) Discours au Sénat du 3 mars 1999.

« Il n’est vraiment pas indispensable de vénérer des veaux d’or, de courber l’échine à chaque pas devant leurs maîtres, de tout subordonner au diktat de la publicité et des médias, de se laisser piéger par toutes les innovations imaginables et possibles des biens de consommation, innovations qui ont pour seul effet durable le pillage des ressources naturelles, et la pollution atmosphérique. Il n’y a aucune raison de voir le sens de toute action humaine dans la croissance continue du produit intérieur brut »

« La décroissance aurait évité le pire »

par Alain Gras, anthropologue et sociologue, chroniqueur à La Décroissance, dans Le Monde du 1 décembre 2011.

« Les chrétiens doivent s'engager pour l'objection de croissance »

C'est la conclusion du colloque qui s'est déroulé du 18 au 20 novembre 2011 à Lyon intitulé « Objection de croissance et christianisme, quelles convergences, quelles divergences ? ». Lire le communiqué.

Bruckner

Les objecteurs de croissance répondent au système médiatique (et accessoirement à Pascal Bruckner)

« Bruckner pourfend les “décroissants” » AFP 4-10-2011
Ainsi, une des rares occasions ou la décroissance a été évoquée dans les médias aura été pour donner la parole à un de ses pires détracteurs ; Pascal Bruckner. Le philosophe se déclarait lui-même épuisé par la tournée médiatique suite à la promotion exceptionnelle dont a bénéficié son ouvrage Le Fanatisme de l’apocalypse (France 2, 22 octobre 2011). Ceux qui pensent que la croissance économique infinie est impossible observent dans les grands médias, sans pouvoir répondre, le flot de calomnies à leur égard du philosophe du régime. Les objecteurs de croissance répondent à travers le nouveau numéro de La Décroissance intitulé : « Apocalypse now ? » En kiosque le jeudi 3 novembre 2011. 2 euros 20.

Bruno Clémentin, président de l'IEESDS, invité aux Assises chrétiennes de l'écologie les 11 et 12 novembre 2011

Les Assises chrétiennes de l'écologie se dérouleront du 11 au 13 novembre 2011 à Saint-Etienne. Bruno Clémentin y animera 3 ateliers intitulés « Du développement durable à la décroissance » :
- vendredi 11 novembre de 16 h à 17 h 15
- samedi 12 novembre de 12 h 15 à 13 h 30
- samedi 12 novembre de 14 h à 15 h 15

 

« Il n’y a pas un parti à ma connaissance qui ne revendique le mot “croissance” comme si celle-ci pouvait être durable dans un monde aux ressources limitées, accumulées depuis des millions d’années, et dont plus de la moitié a été dilapidée par les humains en moins de deux siècles. »

Dominique Jacques Roth, psychologue clinicien et psychanalyste, auteur de Economie et psychanalyse, Le progrès en question, éd. L'Harmatan, 2011, nous livre ici un texte éclairant.

 

« Dès que certains courants anticapitalistes réapparaissent, comme ceux des partisans de la décroissance (...) aussitôt ils sont la cible d’attaques extraordinaires parce qu’il défendent l’impensable. Comment pourrait-on ne pas accompagner éternellement la fuite en avant puisque c’est notre destin c’est la voie du progrès ? »

Jean-Claude Michéa, philosophe, auteur de Le Complexe d'Orphée, éditions Climats. - Voir notre rubrique «insultes »

« Le problème n’est pas de dire si on est pour ou contre la décroissance, mais de l’accompagner, car elle est salutaire… »

Jean-Pierre Rive, président de la commission Église et société de la Fédération protestante de France, La Croix, 30-9-2011. Lire dans le quotidien La Croix la suite ici.


Voir les événements antérieurs

 


 

 

« Celui qui
croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.


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