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Hors-série « Vite la décroissance » (4,50€) sur commande

portrait de Roegen Nicholas Georgescu-Roegen

 

10 questions

La décroissance , Dix questions pour comprendre et en débattre, par Denis Bayon, Fabrice Flipo, François Schneider, éd. La Découverte, 2010.

 

Vidéo
• Serge Latouche à l'Université Paris-Sud le 29 avril 2010
• Serge Mongeau sur Radio Canada

• Serge Latouche sur RTL Belgique

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affiche développement durable
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« Débranche ! », le n° 135 de La Décroissance, de décembre-janvier 2016-2017, est en kiosque le mercredi 6 décembre

« La Décroissance (...) ce mensuel qui fustige le “développement durable” pour mieux défendre l’écologie politique. »

Le Monde diplomatique, juillet 2016

« La décroissance appelle à repenser les rapports sociaux, réévaluer les besoins, pour que nos sociétés ne soient plus structurées autour de l’impératif de croissance infinie. »

Pierre Thiesset, éditeur et journaliste à La Décroissance, Ouest France, 1 novembre 2016

« L'Observatoire société et consommation les [utopies] a soumises à un échantillon représentatif de Français, mais aussi d'Allemands, d'Italiens et d'Espagnols. (...) chaque répondant a été invité à donner une note de 0 à 10 exprimant son degré d'adhésion aux scénarios proposés et, finalement, à désigner l'utopie la plus proche de sa société idéale. C'est la décroissance qui arrive en tête. »

Philippe Moati, Le Monde, 20 octobre 2016

 

« Mais en termes de réflexion politique, peut-être vaut-il mieux ouvrir La Décroissance qui s’interroge : Devenons-nous des fauves ? Ludivine Bénard se lance dans une critique du concept de société liquide, très à la mode chez les libéraux et tous ceux qui font l’éloge de la mobilité. »

Natacha Polony, Europe 1, 5 octobre 2016

La décroissance à « Mille et une vies rêvées » sur France 2 avec Frédéric Édouin le 30 septembre 2016 (cliquez ici pour voir l'émission)

Jacques Testart, « La décroissance plutôt que le transhumanisme », Acteurs de l'économie, 19 septembre 2016

« Il existe deux façons principales de penser l'avenir à moyen terme. (…) celle du transhumanisme. D'un autre côté, la certitude que les limites de la planète sont presque atteintes, d'où l'obligation d'en économiser les ressources, mais aussi la conviction que le développement compétitif n'est pas viable ni humainement désirable, et qu'il faut lui opposer la sobriété volontaire, le partage et la convivialité. Venues de groupes en marge du système sous le nom de décroissance économique, ces idées gagnent progressivement en crédibilité »

« Une fiction désopilante met en scène le scénario qui conduirait M. Nicolas Hulot à l’Élysée. Débat : quels mots utiliser pour parler de décroissance alors que certains lecteurs jugent le journal “trop intello” et “trop compliqué” ? (N° 131, juillet-août, numéro double, mensuel, 4,50 euros. — Lyon.) »

Le Monde diplomatique, septembre 2016. Vous pouvez commander le numéro de 131 de juillet-août 2016 de La Décroissance ici.

« Rassemblant des textes de collaborateurs du journal La Décroissance et de figures intellectuelles françaises et étrangères, voici un recueil engagé qui ambitionne de défendre une écologie radicale face à l’idéologie destructrice de la croissance à tout prix. Des textes courts et percutants servis par une belle présentation sobre et élégante. »

« Coup de coeur » de la Bibliothèque municipale de Lyon

« Côté décroissance, 39% [des sondés] estiment qu'un “changement radical dans l'organisation de l'économie et de la société, revenant à produire moins et à consommer moins” serait la meilleure manière de répondre au défi environnemental. »

ObSoCo pour la SNCF, fin 2015, sondage auprès de 12 074 personnes en France, Espagne, Allemagne, Etats-Unis, Japon, et Turquie. AFP, 20 juin 2016

« Je suis pour la décroissance : il faut croître dans certaines choses, comme la Recherche, mais décroître ailleurs, sur la consommation par exemple. »

Vikash Dhorasoo, footballeur international, Reporterre, 15 juin 2016

Natacha Polony, site Le Comptoir, 6 mai 2016

« [J'accorde à la décroissance] la place centrale, avec la nécessité de correctement définir le terme parce qu’apparemment, ce n’est toujours pas clair dans l’esprit des gens : la décroissance, ce n’est pas la récession. (...) La décroissance est une façon de nous émanciper, c’est le stade ultime de l’émancipation : ça nous permet de ne plus dépendre de grands groupes qui confisquent l’espace public, la nature, au profit d’intérêts privés. La décroissance est l’enjeu crucial de la société de demain. »

« Déjà, arrêter de se poser la question [“que faire ?”], et savoir réfréner Pensouillard [le hamster], quand il s’agite. C’est ce que le Dr Serge Marquis a baptisé “la décroissance personnelle”, et que les Grecs nommaient Tempérance, ou sôphrosune. (...) Dans ce petit livre, la pensée négative est ainsi théorisée une nouvelle fois, mais avec un humour inédit. »

Docteur Serge Marquis, auteur du best seller Pensouillard le hamster, petit traité de décroissance personnelle (2011, Canada), publié en France sous le titre On est foutu, on pense trop ! , comment se libérer de Pensouillard le hamster, éditions Point, 2015, Actualitté, 22 avril 2016

Hartmut Rosa, sociologue, M le magazine du Monde, 1er avril 2016

« A terme nous serons contraints à la décroissance. La question est de savoir si nous souhaitons la subir en raison d’un désastre (catastrophe écologique ou nucléaire) ou si nous voulons en être les acteurs. Il s’agit d’aller vers une société post-croissance surtout, avec un équilibre qui ne repose pas sur un besoin d’accélération permanent. Le souci est que nous continuons d’accélérer dans une société qui ne produit plus de croissance. Nous devons passer d’une stabilisation dynamique à une stabilisation d’adaptation… et tout reste à mettre en œuvre encore ! »

« Il faut donc retrouver le sens des limites pour préserver la survie de l'humanité. Le projet de la décroissance vise à sortir d'une société phagocytée par le fétichisme de la croissance. »

Serge Latouche, Le Point, 5 mars 2016.

Jean Louis Basdevant, Denis Clerc, Benjamin Dessus, Bernard Laponche, Denez Lhostis, Hervé Le Treut, Simon Laplace Georges Mercadal, Michel Mousel, Jacques Testart, « Une prise de conscience collective », Politis, 27 janvier 2016

« On assiste en parallèle à la diffusion d’une pensée de la “décroissance”, encore politiquement très marginale et généralement mal ressentie par une classe politique, restée majoritairement productiviste. Elle s’appuie sur la prise de conscience des limites physiques de la planète mais aussi sur le constat que la croissance des vingt dernières années n’a apporté aucune solution ni à la question de l’emploi ni à celle des inégalités. La question “dans quel monde voulons-nous vivre ?” vient alors naturellement se substituer à celle des possibilités physiques d’une croissance qui n’apparaît plus comme aussi souhaitable. »

« L’idée d’une croissance matérielle infinie dans un monde fini est bien l’utopie la plus folle qu’un esprit humain ait jamais conçue »

Jean-Claude Michéa, « Nous entrons dans la période des catastrophes », La Repubblica et Le Nouvel observateur, 26 décembre 2015.

Le Contre-sommet du 14 novembre ayant été annulé suite aux évènements du 13 novembre 2015, quelques heures auparavant (voir le communiqué ici), nous avons filmé le spectacle qui devait y être présenté en deux parties, le matin et l’après-midi : A VOIR ICI. Un spectacle tout public.

« Hélico » et « Oh mon bateau ! », de Nicolas et Maud Bertrand, le grand spectacle de la Contre-cop21 filmé

 

« COP21 : l’urgence de la
décroissance »

Fabrice Flipo, philosophe et chroniqueur à La Décroissance, Le Monde, 9 décembre 2015.


Denis Sieffert,
rédacteur en chef de l'hebdomadaire Politis, 2 décembre 2015.

« Je ne sais pas si le mot “décroissance” est le bon, mais c’est évidemment dans cette direction qu’il faut aller. Moins de gaz à effet de serre, c’est forcément moins d’énergie consommée. (...) On imagine le basculement économique que cela signifie. »

« On comprend qu’il risque d’y avoir un léger malentendu sur la notion d’écologie quand on lit les éditos de l’Opinion ou du Figaro. (...) dans le Figaro, Gaëtan de Capèle prévient “la ligne rouge à ne pas franchir serait de s’aventurer sur le chemin mortifère de la décroissance où voudraient nous entrainer les voyous qui se sont déchainés place de la République, mais aussi une partie de la majorité”. [sic] (...) Donc, les écolos sont des voyous, la décroissance, voilà l’ennemie et c’est par le marché qu’on s’en sortira. »

Natacha Polony, revue de presse d'Europe 1, 30 novembre 2015.


François Jarrige, historien et chroniqueur de La Décroissance, le 14 novembre 2015 pour l'hebdomadaire Réforme.

« Notre Contre-sommet a pour objet certes de dénoncer l’enfumage que représente cette 21ème COP mais aussi de faire se rencontrer les objecteurs de croissance venus des six coins de l’hexagone. Bien que les attentats aient conduit à une annulation officielle que l’on comprend bien, bien que les médias et certains politiques entonnent déjà le refrain démagogique de l’appel à “l’union sacrée” et de la guerre contre la terreur, le débat a eu lieu et devra se poursuivre. Les urgences politico-médiatiques et l’actualité ne doivent pas nous détourner de penser les impasses de notre modèle thermo-industriel, l’unanimisme factice des temps de crise et de deuil ne doit pas nous empêcher de rester réalistes et critiques à l’égard des politiques des États et des entreprises géantes. »

« La Décroissance, qui se dit 1er journal d'écologie politique, se moque à sa une de ce choix que nous faisons (...) "Plutôt mort que piéton" et le journal lance son Contre-sommet pour la mi novembre : "Quand les divers responsables de la ruine de la planète, écrit le journal, viennent donner des leçons de morale écologique à la population, c’est la cause de l’écologie qu’ils discréditent..." Le journal pointe d'ailleurs la responsabilité de la science et de la technique dans la surconsommation et dénonce la tyrannie de la finance et du marché. "La croissance verte n'est pas la solution" nous dit La Décroissance, mais la continuation du problème. (...) Sauver le monde par la technique au service de la croissance, finalement qu'elle soit verte ou transhumaniste, c'est la même philosophie. »

Natacha Polony, revue de presse d'Europe 1, 3 novembre 2015

 

« 34 % des jeunes estiment qu'il faut changer totalement notre mode de vie et prôner la décroissance »

Sondage d'Odoxa pour les Presses universitaires de France (PUF), rendu public le 29 septembre 2015, « Près de 3 jeunes sur 4 ne croient pas au succès de la COP21 » (Le Point, AFP).

« Le mot “décroissance” fait très peur. On croit qu'on va chuter, régresser. Mais, de toute façon, les Européens - et les Français en premier - régressent déjà. Notre niveau de vie baisse. A partir de là, soit on le subit totalement et on continue de fantasmer un monde qui ne sera plus le nôtre, soit on le prend de façon positive et on décide de changer de style de vie et de s'orienter vers des choses plus intéressantes. Il faut tout refaire en plus petit, même si c'est très exigeant. »

Dominique Bourg, professeur à l'université de Lausanne, Francetvinfo, 10 septembre 2015..

« Il est pour moi, comme pour beaucoup d'autres, évident qu'affirmer être de gauche ou prôner une quelconque écologie politique sans être antiproductiviste n'est qu'une mystification (...). Tout autant continuer à soutenir une politique de pure diversion sociétale et culturelle, dont le seul but est d'abolir tout repère social et politique »

Thierry Noël, candidat pour la décroissance aux élections législatives partielles de 3e circonscription de l'Aveyron, La Dépêche, 3 septembre 2015

« Déserteurs du Capital, militantes d’une simplicité volontaire... (...) Ces parcours (une cinquantaine) relatés initialement dans le journal La Décroissance redonnent goût à la politique. »

Le Monde diplomatique, Christophe Goby, Août 2015

« C’est un mouvement de fond : des dizaines de milliers de Français ont choisi de vivre à contrecourant. Ils pratiquent un anticonformisme qui consiste à refuser le mode de vie matérialiste occidental axé sur la consommation, la réussite sociale, la possession de biens. »

La Montagne en Creuse, 25 mars 2015, à propros du livre
Vivre la simplicité volontaire, histoire et témoignages, par La décroissance. Coordonné par Cédric Biagini et Pierre Thiesset paru aux Éditions L’échappée et Le Pas de côté, 2014 Commander ici

« Notamment dans l'écologie, on a enterré cette veine conflictuelle qui existait dans les années septante au bénéfice d'une visée consensuelle, comme s'il s'agissait toujours de dépasser les clivages qu'il peut y avoir entre le pédégé d'une grande entreprise et le dernier de ses employés, alors que pour moi la politique c'est exactement le contraire »

Mirko Locatelli, rédacteur du journal d'objecteurs de croissance suisse Moins!, Radio télévision Suisse, 4 août 2015.

« L'économie circulaire va faire pschitt de la même manière que le développement durable. »

Philippe Bihouix, ingénieur centralien et auteur de L’Âge des low tech (éditions Le Seuil, 2014), Radio télévision Suisse, 6 août 2015.

« La décroissance c'est le seul moyen qu'on ait trouvé en tous cas pour contrecarrer un autre slogan mystificateur lancé par une bande de criminels en cols blancs – qui s'apelle le World Business Council for Sustainable Development – et qui est le développement durable. »

Serge Latouche, objecteur de croissance et professeur émérite d'économie à l'Université d'Orsay, Radio télévision Suisse, 5 août 2015.

« La Décroissance (...) formidable magazine, revient dans son numéro d’été sur ceux qu’ils appellent les “écotartufes” avec mention spéciale justement pour Laurent Fabius et sa COP21 mais il faut surtout lire dans ce numéro double, un spécial Contre-sommet mondial sur le climat, des textes comme celui du philosophe Jean-Claude Michéa : “Décroissance ou barbarie” ».


La revue de presse de Natacha Polony, Europe 1, 7 juillet 2015

Suisse : « Jérôme Christen, qui bénéficiait du soutien du PBD, des Vert’libéraux et du PDC vaudois, l’a en effet emporté avec seulement 7 voix d’avance (1197 contre 1190, 34,18% contre 33,98%) sur le candidat indépendant Yvan Luccarini. (...) Yvan Luccarini, qui met en avant les idées de décroissance, échoue donc de peu au poteau. »

24 heures, 5 juillet 2015

Suisse : « Le PS et les Verts de Vevey se rangent derrière le candidat de la décroissance »

24 heures, 16 juin 2015

« On ne peut pas créer de sociétés véritablement durables sans tourner le dos à la démesure et réduire notre consommation et notre niveau de vie. »

Yvan Luccarini, candidat aux élections municipales de Vevey en Suisse, 24 heures, 27 mai 2015.

« L'emploi du mot “décroissance” par le pape a fait beaucoup parler. (...) Le pape ne l'envisage pas sous l'angle du seul chiffre : “Moins est plus”, dit-il. C'est-à-dire qu'avoir moins, c'est peut-être grandir plus... »

Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, La Vie, 25 juin 2015.

« Le pape ne prône pas
la décroissance »

Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente du parti « Les Républicains » de Nicolas Sarkozy, L'Est républicain, 23 juin 2015.

« L'heure est venue d’accepter une certaine décroissance dans quelques parties du monde. »

Pape François, Lettre encyclique Laudato si’

« Maud Fontenoy est la seule personne qui donne de la crédibilité à l'écologie, à la protection de l'environnement, et qui a compris que la défense de l'environnement c'était concilier la nécessité de la croissance pour donner la l'emploi [sic] aux gens et même temps protection de l'environnement [re-sic]. Y'a pas beaucoup de gens qui l'ont compris et qui ont le courage d'assumer ce choix. »

Nicolas Sarkozy, 4 juin 2015

Signez, relayez et faites signer, la pétition "Débarquons Maud Fontenoy des écoles" pour protéger nos enfants

« La décroissance nous conduirait tout droit à la guerre civile »

Michel Rocard, 84 ans, La Tribune, 29-5-2015

« Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d’une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l’aveuglement sont absurdes. La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques (...) ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits. (...) Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s’être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces. Le stade ultime sera l’autodestruction de l’existence humaine, soit physiquement, soit par l’altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l’indi­vidu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C’est l’unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s’agit guère de l’avenir, il s’agit du présent. (...) L’idéologie du progrès a mal tourné. (...) Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l’avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage. (...) si nous n’agissons pas promptement, c’est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer. Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l’écologie. »

Michel Rocard (avec Dominique Bourg et Floran Augagneur) « Le genre humain, menacé », Le Monde, 2-4-2011.

« Yves-Marie Abraham, le Français de HEC qui défend la décroissance au Québec »

La Tribune, 27 mai 2015.

Pablo Servigne, ingénieur agronome et docteur en biologie, co-auteur de Comment tout peut s'effondrer, éditions du Seuil, 2015. La Vie, 20 mai 2015

« La croissance économique est devenue non seulement toxique, mais également impossible : nous avons atteint de nombreuses limites physiques de notre planète, et la technologie ne pourra plus les repousser indéfiniment. La deuxième est que nous ne pouvons physiquement pas découpler la croissance économique de l'extraction de minerais et de la consommation d'énergies fossiles. (...) L'économie verte a paradoxalement besoin de croissance et de pétrole pour se développer. (...) Nous n'avons pas d'autre choix que d'affronter “la grande descente énergétique” le plus lucidement, consciemment et pacifiquement possible. (...) nous n'y échapperons pas. »

Gilbert Favreau, président du conseil départemental des Deux-Sèvres

Tous Charlie

Dans La Nouvelle République du 21 mai 2015, on lit que le président du conseil départemental des Deux-Sèvres, Gilbert Favreau, a fait annuler un débat intitulé « L'urgence de ralentir », programmé le 23 avril à Parthenay. Motif du politicien : « “J'avais donné des instructions, après des remarques autour de moi, pour que cette conférence-là sur la décroissance soit retirée du programme”, la décroissance s'avérant, selon lui, contradictoire avec son programme électoral appuyé sur la croissance et le développement économique », rapporte le quotidien régional. Victime de la censure, le dessinateur de bédé Philippe Squarzoni, auteur de Saison brune (éd. Delcourt, 2012), dit sa surprise : « Si, au motif qu'on est contre la décroissance, on décide qu'il ne faut pas de débat sur la décroissance, je ne suis pas sûr que ce soit la bonne position. À mon sens, les élus ont plutôt intérêt à assister personnellement à ce genre de rendez-vous pour y exposer leurs points de vue et débattre avec les gens dans la salle. » Nous sommes tous Charlie, comme diraient les politiques épris de liberté d'expression.

« Il [Alain Juppé] déclare rejeter “la décroissance (voulue par les) écologistes intégristes” »

L'Usine Nouvelle, 30 avril 2015

« Faut-il faire de la décroissance ? Je pense que dans les pays pauvres, il faut de la croissance et qu'ailleurs, là où l'on gaspille, il est nécessaire d'envisager une forme de décroissance. »

Alain Juppé, AFP, 4 décembre 2009

« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, il est donc un fait que les “richesses” créées par l’économie dite de croissance n’ont représenté pour les pauvres que des sources nouvelles de précarisation et de misère. »*

Décès de Majid Rahnema, 1924-14 avril 2015, diplomate iranien et précurseur de la décroissance (*La Décroissance n°23, septembre 2004).

« Décroissance ne signifie pas “croissance négative”, récession, mais rupture avec un système social, économique et idéologique voué à l'augmentation permanente de la production et la consommation. »

Olivier Rey, chercheur au CNRS et professeur à la Sorbonne, auteur de Une question de taille (éditions Stock, 2014) Philosophie magazine, avril 2015. Lire sur ce sujet : « Quand Christophe Barbier, rédacteur en chef de L’Express, raconte n’importe quoi sur un livre sur la décroissance... »

« Le nouveau clip de Stromae ou l'avènement de la décroissance numérique ». Francetvinfo, 1-4-2015

« Le journal [La Décroissance] a bénéficié d’une promotion involontaire de la journaliste Pascale Clark : “Vous l’avez probablement remarqué, on vous présente sinon comme des arriérés, parfois comme des sectaires, voire des fous. (...) Peut-être que vous dégagez ça, non ?” (France Inter, 9 février 2015). »

Le Monde diplomatique, avril 2015.

« Le développement durable envoie un faux signal, celui que la croissance infinie dans notre monde fini est possible. »

Éric Pineault, économiste et professeur à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), La Presse (Canada), « La croissance, un modèle qui arrive à ses limites », 30 janvier 2015.


Journal télévisé de 20 heures le mercredi 28 janvier 2015

« Il [le livre Croissance zéro de Patrick Arthus] ne s’agit en rien de l’un de ces plaidoyers utopiques et irresponsables pour la décroissance, qui voient dans une misère croissante la clé du bonheur des peuples, dans un mode de vie étriqué et médiocre, la voie vers la félicité. »

Laurent Joffrin, directeur de publication de Libération, 23 janvier 2015.

« Moi j'aimerais bien qu'on amorce une décroissance à tous les niveaux. Qu'on consomme moins. Qu'on se libère des biens matériels. Et qu'on en revienne aux besoins fondamentaux de l'homme : manger et avoir chaud. La logique économique d'aujourd'hui, c'est de fabriquer des besoins. »

Bouli Lanners, comédien, scénariste, metteur en scène et réalisateur belge, Le Soir, 5 janvier 2015.

« La récession qui s'annonce n'est pas une forme de décroissance. Car la décroissance voulue par certains est une notion solidaire et équitable. »

Bernard Maris (France Inter, 14 octobre 2008) assassiné le 7 janvier 2015.

« Le drame français, le drame politique, le drame culturel, le drame de chacun de nous, l’origine de la désespérance, c’est que nous avons compris qu'il faut que nous décroissions pour que les autres croissent. »

Jean d’Ormesson, France 2, 28 décembre 2014.

 

La Décroissance présente : Super Soral SS

Après sa superproduction « Colibri le décroissant », La Décroissance présente « Super Soral SS, Les Avengers de la croissance », son nouveau bleuqueubeusterre pour démarrer sur les chapeaux de roues l'année 2015. Retrouvez-y vos héros et super-héros favoris : Captain A, Consoman, Super décroissant, Super Soral SS, les Femen volantes, Stef le décroissant, Nicolas Bertrand, Luc Férire, Jeanne d'Arc, Philippe Pétain, Yvan l'escargot ; une distribution exceptionnelle réunie dans un film aux effets spéciaux jamais vus !
Casseurs de pub - La Décroissance vous souhaite d'ores et déjà une super année 2015 et vous présente ses super vœux !

La décroissance vue par Le Monde, 18 décembre 2014


« La décroissance, je ne sais pas ce que c’est »

Laurent Fabius, Libération, 5 décembre 2014.


Vivre la simplicité volontaire Histoire et témoignages Coordonné par Cédric Biagini et Pierre, Thiesset Préface de Vincent Cheynet et Bruno Clémentin Co-édition avec Le pas de côté, 20 euros.

 

« La simplicité volontaire cela veut dire essayer de pratiquer au quotidien la décroissance, c’est-à-dire refuser l’accumulation infinie, refuser le slogan sarkozyste “travailler plus pour gagner plus” qui est un triomphe de l’idéologie capitaliste, ça veut dire faire un pas de côté. »

Catherine Thumann, journaliste, à l'occasion de la sortie du livre Vivre la simplicité volontaire, Histoire et témoignages, par La Décroissance (co-édition l'échappée avec Le pas de côté) sur Radio Galère le 18 novembre 2014. Ecouter ici.

« La croissance sert de justification dans le présent à la suppression de la liberté au nom d'une plus grande liberté future. Elle est motif, argument à tous les sacrifices. Sacrifier la liberté à la croissance : avec plus ou moins de rigueur, tous les États tiennent ce langage. C'est-à-dire sacrifier aujourd'hui à un lendemain toujours reporté. »

15 novembre 2014, décès de Serge Moscovici (in De la nature pour penser l'écologie, éditions. Métailié, 2002).


Luc Semal, maître de conférences au Muséum national d’histoire naturelle, Le Monde, 5 novembre 2014.

« Depuis les années 1970, la conviction qu’il existe des limites à la croissance est l’un des traits caractéristiques de la pensée écologiste dans le champ politique. C’est une idée profondément subversive, qui suggère de réviser de fond en comble notre imaginaire politique, aujourd’hui phagocyté par l’espoir d’une croissance salvatrice. Les autres grandes familles idéologiques ont certes reconnu la crise écologique et développé des discours sur l’environnement, mais elles peinent à reconnaître que la croissance peut ou doive un jour s’arrêter. Elles maintiennent leur conviction que le progrès technique permettra de toujours repousser la finitude des ressources et de l’espace. »


« Alors on suggérera à Xavier Beulin la lecture du magazine La Décroissance, un magazine d’affreux “khmers verts” qui interroge le philosophe Olivier Rey sur la notion de mesure, et sur ce moment où ce qui était un progrès se retourne pour virer au cauchemar. La mesure une notion chère au cœur de la pensée d’Aristote... »

Natacha Polony, Europe 1, 30 octobre 2014.

« La lutte contre le réchauffement de la planète doit passer par l'innovation plutôt que par la décroissance. »

Arnold Schwarzenegger, Le Figaro,
9 octobre 2014.

« Moi je suis pour la décroissance. »

Natacha Polony, Le Figaro.fr, 9 octobre 2014.


Julien Aubert, député UMP, Assemblée nationale, lundi 06 octobre 2014.

« Nous voulions préciser les termes de “transition énergétique” car derrière cette expression, c’est en réalité une autre économie que vous voulez : vous défendez un modèle anticapitaliste fondé sur les stratégies altermondialistes, un modèle dit de “sobriété énergétique”, en fait un modèle de décroissance. (...) C’est un terme qui renvoie aussi aux théories de la décroissance et à l’idée que, de toute façon, nous sommes dans un monde aux ressources finies. (...) J’ai beaucoup de respect pour ceux qui luttent dans le mouvement altermondialiste, pour les gens qui pensent nécessaire d’aller vers une stratégie de la décroissance : peut-être ont-ils raison. »

« On est dans un nouveau paradigme économique. On est dans un nouveau monde. C’est un monde de croissance faible ou de croissance zéro. C’est un monde auquel il va falloir s’accommoder, qui a de nouvelles règles. (...) Il est clair qu’il va falloir accompagner l’augmentation du chômage lié à la décroissance. »

Marc Fiorentino, économiste, France culture, 2 octobre 2014.

« Alors si vous voulez vous désintoxiquer à la consommation, vous lisez le magazine La Décroissance. A côté d’un article justement sur le pic de pétrole, et d’un entretien avec le philosophe Dany-Robert Dufour sur la Gauche, le libéralisme et le progressisme qui décrypte les véritables clivages aujourd’hui, on peut lire un entretien avec une sociologue argentine qui s’interroge sur le nouveau pouvoir de prescription des économistes et la façon dont ils font accepter le dogme de la consommation et de la croissance. Eh oui il nous manque toujours un objet inutile. »

Natacha Polony, Europe 1, 30 septembre 2014

 

« Je le redis, mourir riches et puissants en pleine croissance ou durer dans le bon sens décroissant ? Vaste débat. Moi j'ai ma réponse. »

Périco Légasse, journaliste et critique gastronomique, Le Figaro, 14-7-2014.


Jean-Luc Ginder, Les Echos, 15 septembre 2014

« La croissance de la France est égale à zéro depuis sept ans et on constate une décroissance continue des gains de productivité depuis une quinzaine d’années. (...) Il existe une règle de base en économie qui explique qu’on ne sait pas gérer démocratiquement à moyen et court terme un pays sans croissance. (...) La fin d’année 2014 sera dramatique pour la France, car de la crise sociale brûlante qui s’échafaude en ce moment naîtra une crise institutionnelle qui pousse à lancer un véritable cri d’alarme. La situation est extrêmement grave. Le risque réel d’implosion fin 2014 du système économique français est sérieux. L’implosion annoncée pourrait entraîner un conflit sociétal humain source de violences physiques dans les zones urbaines où résident les Français aux ressources faibles et les classes moyennes inférieures. Le danger est réel. Le danger est imminent. Les indicateurs sont dans le rouge. L’alarme s’est déclenchée. »

Denis Sieffert, rédacteur en chef de Politis, éditorial du 4 septembre 2014.

« Il faudrait en vérité que beaucoup de choses changent. Bien plus encore que n’ose l’espérer Manuel Valls. En renonçant par exemple à la religion de la croissance. Le récent rapport du très libéral Conseil d’analyse économique nous le dit : il n’y aura peut-être plus jamais de croissance. Du coup, c’est le discours officiel qui est ringardisé. Et c’est peut-être un autre rapport à la consommation (la “sobriété” ou la « décroissance » ?) (...) qu’il faudrait replacer au cœur du débat public. »

John Burnside, romancier et poète écossais, auteur de l'Eté des noyés (éditions Métailié, 8-2014), Marianne, 24 août 2014.

« On ne peut pas échapper au désastre écologique par le capitalisme industriel. J'en appelle à André Gorz : “La décroissance est donc un impératif de survie. Mais elle suppose une autre économie, un autre style de vie, une autre civilisation, d'autres rapports sociaux. En leur absence, l'effondrement ne pourrait être évité qu'à force de restrictions, rationnements, allocations autoritaires de ressources caractéristiques d'une économie de guerre...” »

« On devra trouver autre part que dans l'attente d'une croissance effrénée une réplique à la montée des inégalités, à la fracture croissante entre villes et campagnes, à l'exclusion des moins qualifiés, bref au malaise social qui couve. »

Yves Morvan, professeur émérite des universités, ex président du Conseil économique et social régional de Bretagne, « Ne plus compter sur la croissance », Sud-Ouest, 19 août 2014.

Emily Loizeau, chanteuse et compositrice, France inter, 17 août 2014.

« Le gros mot d'aujourd'hui qui est une forme de “décroissance”. Je crois à ça vraiment fondamentalement. Je crois que on ne peut pas l'éviter et je crois que c'est être moderne en fait que d'essayer de réfléchir à ça et de réfléchir comme ça. Je pense que ce n'est pas du tout être passéiste mais bien au contraire se placer dans son temps. »

France inter, 14 août 2014 :

« La décroissance, un concept selon lequel l’excès de croissance est néfaste pour l’environnement, et plus globalement, l’humanité, peut-elle être une option ? »

Thomas Coutrot, économiste et statisticien, chef du département « conditions de travail et santé » à la DARES au Ministère du Travail et de l'Emploi :

« La croissance infinie dans un monde fini est une absurdité. Il faut que nous organisions nos économies autrement »

« La croissance est une infamie. Les publicitaires ont créé la confusion entre croissance et activité. Et vive le journal La Décroissance, dont le dernier numéro passe une belle avoinée au philosophe de la croissance, Luc Ferry ! »

Bernard Maris, économiste, membre du conseil général de la Banque de France, Charlie Hebdo, 2-7-2014

« Le journal La Décroissance vous a prévu pour cet été le cahier de vacances le plus fabuleux qui soit : un portrait des penseurs qui depuis le XIXe siècle ont développé une critique de la civilisation industrielle, de Tolstoï à Jean Giono... »

Natacha Polony, mardi 8 juillet 2014, Europe 1

Un numéro exceptionnel de La Décroissance en kiosque le 11 juillet 2014

Le numéro double de La Décroissance de juillet-août « Géants d'hier, néant d'aujourd'hui » est en kiosque le vendredi 11 juillet 2014. Un numéro exceptionnel avec les contributions de Serge Latouche, Stéphane Lhomme, Alain Accardo, Dominique Bourg, Jean-Claude Michéa, Jacqueline Kelen, Aurélien Bernier, Michael Löwy, Bernard Legros, Jean-Pierre Gicquel, Bertrand Méheust, François Brune, Alain Gras, Bruno Clémentin, Vincent Cheynet, Alexis Escudero, Raoul Anvélaut, Mathieu Colloghan, ‎Jacques Allaire, Édouard Schalchli, Patrick Marcolini, Daniel Cérézuelle, François Jarrige, Patrick Chastenet, Patrick Vassort, Frédéric Rognon, Renaud Garcia, Françoise Gollain, Charles Jacquier, Thierry Paquot, Laurent Fournier, Philippe Gruca, Pierre Thiesset, Pierre Druilhe, Jean-Luc Coudray, Fabrice Flipo, Oskar Slingerland, Thierry Brulavoine, Professeur Foldingue, Andy Singer, Nardo, Jean-Luc Debry, Roland Gori, Adonis alias Lionel Girard alias Nicolas Bertrand, Stéphane Torossian.

COLIBRI LE DECROISSANT EN
AVANT-PREMIERE MONDIALE !


« Retrouvez tous vos héros préférés : Stef le décroissant, Nicolas Bertrand, Pierre Skiphi, Michel-Ed Lepaclerc, Denis Chersoux, Yvan l’escargot et tous les animaux de la forêt dans le nouveau dessin animé du journal La Décroissance ! Une superproduction tout en couleurs qui réjouira petits et grands. En exclusivité mondiale le jeudi 26 juin 2014 sur internet seulement. Le blockbuster de l’été ? Colibri le décroissant assurément ! »

 

« Le soit disant “développement durable” est une illusion car il fait aussi appel de façon toujours croissante aux métaux et minéraux non renouvelables y compris aux terres rares. (...) Tant que notre système économique demandera une croissance infinie aucune réforme ne sera possible. »

 

Serge Haroche, prix Nobel de physique, France info, 13 avril 2014.

« Le graal de tous les hommes politiques c’est la croissance, la croissance, la croissance. Mais la croissance obéit à une loi terrible qui est la loi exponentielle. Une croissance de 3% par an, qui serait le rêve de nos dirigeants, si elle est soutenue pendant 25 ans, elle produit un doublement de nos dépenses économiques. Et la terre est finie, nos ressources sont finies. »

Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie : « En marge de la crise : émergence d'une frugalité choisie" » avril 2014.

« Le choix d’une moindre consommation
et du “consommer mieux” se diffuse. N’est-on pas au début d’une nouvelle phase, celle de la frugalité, née à la fois de la mise en place
d’une norme sociale écologique et d’un ralentissement durable du pouvoir d’achat ? Si la crise conduit au report d’achats de biens durables, les questions relatives au bien-être, au bonheur et à la mise en place d’une slow economy émergent. Cela se traduit, pour une partie croissante de consommateurs, par le choix d’une frugalité volontaire. Après le bien-être matériel, l’argent, la réussite sociale et la sécurité physique, d’autres préoccupations prennent ainsi de l’importance : le temps libre, la réalisation de soi et plus généralement le sens de la vie. »

Nasa : « Les changements technologiques augmentent l’efficacité des ressources, mais aussi la surconsommation »

« Pour éviter ce scénario noir [un effondrement de notre civilisation], encore faudrait-il modifier radicalement nos habitudes pour mettre fin à la fois à la surconsommation, et réorienter nos politiques afin de rendre la répartition des richesses plus équitable. En somme, un programme décroissant et anti-capitaliste que l'on ne s'attendait pas à voir issu de la Nasa. » Le Nouvel observateur, 19-3-2014.


Thomas Legrand, chroniqueur à France inter, 13 mars 2014.

« C’est l’union sacrée (...) de l’extrême gauche à l’extrême droite c’est la croissance. On ne diverge que sur les moyens de la stimuler (...) Seuls les écologistes questionnent la nature de la croissance mais ils ont abandonné le discours qui conteste sa nécessité. Ils préfèrent parler d’une autre croissance ou d’une croissance soutenable plutôt que de la remettre en cause de façon trop explicite. (...) [Les objecteurs de croissance] opposent à leur tour un principe de réalité lui aussi imparable. ( ...) En réalité, quoi que l’on pense de leurs thèses, ce sont eux les vrais révolutionnaires. Ils le sont beaucoup plus que ceux qui se présentent comme radicaux à gauche de la gauche ou à la droite de la droite. »


Michel Blay, Président du Comité pour l’histoire du CNRS, journal du CNRS, 31 janvier 2014

« La course permanente à l’innovation qui implique de relever de multiples défis technologiques, de la biologie de synthèse aux nanotechnologies (on peut rajouter autre chose…), conduit inévitablement à l’épuisement des ressources et à la pollution. Parallèlement, nous sommes confrontés à la solitude au travail dans l’oubli du sens des métiers et dans l’automatisation normalisée des gestes. Nous nous épuisons également. (...) L’innovation, devenue ces derniers temps “innovation permanente”, c’est donc toujours, dans un cas comme dans l’autre, du plus à consommer et à produire. »


« Le problème de l'idéologie de Progrès, qui est née au milieu du XIXème siècle, c'est qu'elle enfermait l'avenir, qu'elle bloquait toutes les alternatives. »

L'historien François Jarrige, chroniqueur à La Décroissance, était présent le 28 février 2014 sur la plateau de l'émission Ce soir ou jamais sur France 2. François Jarrige vient de publier Technocritiques. Du refus des machines à la contestation des technosciences aux éditions La Découverte.

 

Marie Duru-Bellat, professeure de sociologie à Sciences Po-Paris, Observatoire des inégalités, 27 février 2014.

« En premier lieu, il faut prendre à bras le corps la question de la décroissance, même s’il s’agit d’une notion taboue politiquement, difficile à promouvoir. Pourtant, chacun sait aujourd’hui qu’elle est incontournable - dans un monde fini, on ne peut compter sur l’accroissement de la taille du gâteau - et qu’elle n’a de sens que couplée avec une redistribution des richesses. Le défi est alors de convaincre à la fois les Etats et les personnes, ce qui exige des institutions, des régulations et des mobilisations se situant à des niveaux différents. »

« Là encore je vous conseille de poursuivre la réflexion dans le journal La Décroissance. Un article sur un livre Les Couleurs de l’inceste écrit par le psychanaliste Jean-Pierre Lebrun explique en quoi les sociétés libérales, fondées sur la croissance, sont des sociétés qui, selon lui, opèrent symboliquement la levée de l’interdit de l’inceste par une idéologie qui est celle du refus des limites. »

Natacha Polony, Europe 1, 5 février 2014.

« La croissance ne relève ni du mythe ni de la volonté d'hommes politiques ou de chefs d'entreprise. Elle est, dans son immense majorité, le produit d'un apport énergétique. »

Vincent Cheynet, rédacteur en chef de La Décroissance, Le Berry républicain, 7 janvier 2014.

 

« L'activiste et comédien Alessandro Di Giuseppe multiplie les happening dans les rues au nom de la décroissance. Ce pape de cette église déjantée est en train de boucler sa liste de candidats pour les municipales à Lille. »

Métronews, 11 décembre 2013

« Progrès, que ton nom soit sanctifié »


Par Pierre Thiesset, éditeur et journaliste, à lire dans le numéro de décembre de La Décroissance (105) :« Le 23 novembre 2013, dans le temple du Cnit (Centre des nouvelles industries et technologies), le Parti socialiste réunit quelques dizaines de dévots pour réactiver la foi dans le Progrès face aux idéologies du déclin. Voici une petite sélection des lieux communs déversés par ces perroquets interchangeables, idolâtres de la Croissance, de l'Innovation, de la Recherche, de la Compétitivité, de la Science et de la Technique. Un seul mot d'ordre : mobilisation générale pour le PIB. Une rhétorique qui se prétend à la pointe de la modernité, mais que Bernard Charbonneau démontait déjà dans son livre Le Changement »


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« Celui qui
croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. »
Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.

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